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PNLT: la RDC appelée à redoubler d’efforts pour éradiquer la tuberculose d’ici à 2035
La République démocratique du Congo est confrontée à une recrudescence de la tuberculose ces dernières années. Pourtant, cette maladie reste l’une des principales causes de mortalité dans le monde. Selon les autorités sanitaires congolaises, le pays doit intensifier sa lutte contre la tuberculose s’il veut atteindre l’objectif d’élimination de cette maladie d’ici 2035.
Lors d’une conférence de presse tenue le 21 mars à Kinshasa, le directeur du Programme national de lutte contre la tuberculose (PNLT) a tiré la sonnette d’alarme. En 2023, la RDC a notifié 260 431 cas de tuberculose, soit une hausse de 5% par rapport aux années précédentes. Pire, le pays représentait à lui seul plus des deux tiers des cas mondiaux en 2022.
Pourtant, avec une incidence de 305 cas pour 100.000 habitants, le taux de dépistage reste bien en deçà des recommandations de l’OMS qui est de 305.000 cas par an. Les estimations indiquent qu’environ 71.000 cas de tuberculose ne sont actuellement pas détectés dans le pays.
Pour inverser la tendance, le directeur du PNLT a identifié six actions prioritaires: l’extension de la couverture des services de diagnostic et de traitement, le renforcement du diagnostic moléculaire, la mise en œuvre d’approches innovantes pour réduire le déficit de détection, entre autres.
«Nous croyons fermement à l’élimination de la tuberculose d’ici à 2035 en RDC. Mais pour y parvenir, six actions prioritaires devraient être mises en œuvre par les décideurs et appliqués par les acteurs. Ces actions sont les suivantes : étendre la couverture de services avec plus de centres de diagnostic et de traitement, étendre la couverture de diagnostic moléculaire, intensifier la mise en œuvre des approches innovantes pour réduire le gap de la détection», a déclaré le Dr Michel Kaswa Kayomo.
Bien que l’objectif d’élimination de la tuberculose en 2035 apparaisse ambitieux, de nombreux pays avant la RDC y sont parvenus en multipliant les efforts sur le dépistage et le traitement de masse. Avec une volonté politique affirmée et des ressources supplémentaires, les experts estiment que l’éradication de cette maladie est possible en RDC aussi. Christian-Timothée MAMPUYA