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Plusieurs établissements n’ont pas encore repris les cours en cette fin du mois de novembre !
Nombre d’institutions académiques n’ont pas encore démarré les cours en cette fin du mois de novembre. Tel est le constat établi après un tour dans quelques établissements publics de Kinshasa.
Ce, contrairement aux instructions de la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire et Recherche scientifique qui fixent la rentrée académique au 15 octobre 2025.
Plus d'un mois après l'ouverture solennelle de l'année académique 2025-2026, la confusion bat son plein. On est surpris de voir encore des universités et instituts supérieurs en train d'organiser des cérémonies de collation de grades académiques. Généralement de manière officieuse.
L’on ne sait pas très bien de quelle année il s'agit, parce que, dans les établissements publics de l’ESURS, chaque département ou faculté a son propre calendrier. Si un secteur qui est appelé à former l’élite intellectuelle d’un pays vit dans un tel désordre, il y a lieu de se poser des questions sur le devenir d’une telle nation.
Danger
En tout état de cause, le plus important est de déterminer les causes de cette situation déplorable avant d’en envisager les solutions idoines. En prime, il faut reconnaître que la vie universitaire en République démocratique du Congo est très politisée. Des acteurs politiques actifs prestent dans les établissements où ils exercent une influence très grande.
Le premier écueil est qu’ils ont déserté les auditoires au profit de leurs charges politiques et abandonné les cours à leurs assistants. Ceux-ci, dont la plupart ne répondent pas aux critères fixés par la loi, se débrouillent tant bien que mal pour transmettre aux étudiants ce qu’ils ont dans la tête.
En conséquence, la qualité de l’enseignement ne peut qu’en pâtir.
Perturbation du calendrier académique
De l'avis des observateurs avertis, le non-respect du calendrier académique, son non-respect ne peut qu’entraîner le désordre dans ce secteur. Alors qu’en son temps la rentrée académique intervenait obligatoirement le 15 octobre de chaque année et la clôture le 31 octobre, depuis des lustres cette habitude a cessé, laissant place à la volonté des autorités académiques des institutions.
Outre l’influence des politiciens sur les établissements académiques que nous venons de déplorer, le fonctionnement de l’enseignement supérieur et universitaire bute au sempiternel problème de mécanisation des enseignants.
Il est inadmissible que les assistants nouvellement recrutés et les personnels élevés en grade puissent attendre des mois voire des années pour bénéficier de leurs avantages pécuniaires.
Pendant ce temps où ils mènent des démarches pour la régularisation de leur situation financière, leur coeur est ailleurs et non dans les auditoires. C’est tout à fait normal qu’il y ait des perturbations sur le cours normal des enseignements.
Seule issue, le respect de soi
Pour mettre un terme à ce désordre à l’ESU, la seule solution consiste à respecter scrupuleusement la loi sur l’éducation nationale, dans son volet concernant l’élection des autorités académiques. À ce propos, une disposition indique, notamment, que les recteurs, les directeurs généraux et les secrétaires généraux sont élus par leurs pairs.
Une telle procédure octroie à ces élus une indépendance d’esprit au point où ils vont agir sans aucune influence extérieure. À ce propos, il importe de souligner le fait que beaucoup de difficultés auxquelles notre pays est confronté, ont pour cause le non-respect de nos propres lois qui, pour la plupart, sont bonnes pour le progrès social de la population.
Malheureusement, au lieu d’afficher notre patriotisme, beaucoup de Congolais excellent par leur incivisme et leur résistance au changement. Conséquence, notre pays ne progresse pas parce que le ver se trouve dans le fruit.
Des sanctions recommandées
S’il faut se référer à la devise de nos Alma mater «scientia splendet et conscientia», c’est -à-dire que la science resplendisse en science et en conscience, les universités et les instituts supérieurs doivent être les lieux de rayonnement de la vérité et de la morale. Les enseignements dispensés dans les auditoires doivent se vivre dans la vie pratique. Celle -ci ne doit pas être en contradiction avec la théorie.
Par conséquent, dans leur vécu quotidien, l’élite intellectuelle est appelée à se distinguer par sa conduite exemplaire.
Par ailleurs, le respect de la loi sur l’éducation nationale doit être suivi des sanctions à l’encontre des auteurs responsables des actes répréhensibles pour décourager toutes sortes d’antivaleurs dans nos milieux universitaires. Et pour être dans la position de sanctionner objectivement, l’autorité ne doit pas être manipulable, mais indépendante. Si les sanctions objectives tombent régulièrement, sans doute que nous assisterons au changement de comportement au niveau supérieur et universitaire.
Un autre problème qui ternit l’image de nos Alma mater concerne le plagiat auquel recourent certains chercheurs. Un cas de ce genre a été découvert dernièrement à l’Unikin. L’auteur a été sévèrement sanctionné. Un bel exemple qui va sans aucun doute décourager les éventuels suiveurs.
Muke MUKE