Dernière minute
Société
Difficulté eza souffrance te. Bino moko boyebi". Cette expression dans un mélange en lingala et en français est écrite sur la portière arrière d'un véhicule Mercedes-Benz Sprinter modèle 308. Elle signifie en français : " La difficulté n'est pas une souffrance " ou " La difficulté n'équivaut pas…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Etudiant en troisième licence électricité à l'Institut supérieur des techniques appliquées (Ista/Ndolo), Jean-Fidèle Lokende a réussi à mettre sur pied un système de production de l'électricité à…
Étranger
Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Gambiens de l’étranger M. Sering Modou Njie a exprimé, jeudi à Rabat, les remerciements et la profonde gratitude du…
Nation
Le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu annonce l'ouverture d'une information judiciaire., "au cours de laquelle des investigations rigoureuses sont en cours". La…
Péage de Kasangulu : Vivement la transparence dans la gestion des recettes
Le péage de Kasangulu situé à près de 100 kms du chef-lieu du territoire qui porte le même nom, dans la province du Kongo Central, est l’une des sources les plus importantes des recettes en RDC. Mais à voir l’état dans lequel se trouve le tronçon Kinshasa-Matadi sur la nationale n°1, il y a de quoi se poser beaucoup de questions sur la gestion des recettes récoltées à ce poste. Les propriétaires de véhicules qui empruntent cette voie et des nombreux passagers qui y circulent ne cessent de s’interroger sur l’affectation des sommes importantes encaissées chaque jour, du lundi à dimanche. Ce péage, selon les informations dignes de foi en notre possession, a été créé principalement pour permettre l’entretien permanent du tronçon Kinshasa-Matadi sur la nationale n°1. Cependant, il s’avère que depuis que ce péage a été installé il y a des années, aucun travail d’entretien d’envergure n’a été réalisé sur le tronçon sus indiqué.
Au contraire, des nids de poule ne font qu’apparaitre du jour le jour, sans aucune intervention des services concernés par ce type de travaux. Les herbes ont envahi la chaussée à certains endroits, empêchant les conducteurs de véhicules de voir de loin. C’est en partie la cause de nombreux accidents enregistrés sur cette partie de la nationale n°1.
Cette situation déplorable suscite indignation dans le chef des usagers de cette route qui ne cessent de se poser la question de savoir qui gère effectivement les recettes que génère ce péage. De quelle province relève-t-il ? De Kinshasa ou du Kongo Central ? Quoi qu’il en soit, le fond de la question reste posé: comment et où sont affectés les fruits du péage de Kasangulu ?
À voir les mouvements des véhicules sur le trajet susmentionné, ce sont des millions de dollars américains qui sont perçus mensuellement. Cependant, le nombre d’ordinateurs est insuffisant pour permettre aux agents affectés sur place de faire leur travail convenablement. Ce déficit de machines est à la base de longues files d’attente des véhicules qui s’alignent pour attendre leur tour de versement des frais et de retrait des reçus. Il y a quelques semaines, le ministre des Transports et voies de communication a vécu lui-même en live cette scène indescriptible. Nous nous attendions à des mesures correctives de sa part, mais rien n’est venu de son côté. C’est comme s’il n’avait rien constaté.
Outre le manque de machines, il se pose aussi un sérieux problème d’insalubrité dans le périmètre du péage. Le petit marché de fortune qui y a vu le jour, est dans une mal propreté indescriptible. Alors qu’appareil endroit, il aurait fallu un restaurant de qualité où pouvaient s’approvisionner les voyageurs. À cette insalubrité s’ajoute le manque de toilettes dignes des citoyens respectables. Pratiquement tous les passagers descendent au niveau du péage pour satisfaire leurs petits besoins physiologiques. Faute des latrines appropriées, ils investissent la nature, pour polluer malheureusement l’environnement. Les responsables du péage voient de leurs yeux ce spectacle mais depuis des années, ils n’ont rien entrepris pour y trouver une solution idoine, leur principale préoccupation étant la récolte des recettes.
Le péage de Kasangulu est une véritable poule aux yeux d’or. Il faudrait que l’Inspecteur général des Finances patrouille par-là, et surtout les députés dans le cadre de leur contrôle parlementaire. Car, les Congolais ont droit de connaître la destination des montants fabuleux récoltés par cette structure à caractère purement financier. Les députés qui sont l’autorité budgétaire, devraient avoir un regard sur le fonctionnement de ce péage, malheureusement ils n’en font pas cas. Les futurs élus du peuple ont l’obligation d’éclairer le peuple sur ce dossier. Muke MUKE