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N’sele : le bourgmestre Franck Mbo appelé à rassurer la population
* L’autorité municipale indexée pour son apathie face à la montée de l’insécurité, manque de collaboration avec ses collaborateurs et inefficacité dans la gestion.
La commune de N’sele, en périphérie de Kinshasa, est confrontée à une recrudescence préoccupante de l’insécurité, suscitant une vive inquiétude au sein de ses habitants. Plusieurs témoignages recueillis sur le terrain font état d’actes criminels répétés dans des quartiers tels que Canada, Israël, Ngamaba et Joli-Vent, où des groupes d’hommes armés opèrent de manière quasi régulière, sans être inquiétés.
Selon des sources locales concordantes, ces incursions nocturnes se traduisent par des vols à main armée, des actes d’intimidation et, dans certains cas, des violences physiques à l’encontre des habitants. Le caractère récurrent de ces exactions alimente un sentiment d’abandon et d’impuissance. Les riverains dénoncent une présence sécuritaire jugée insuffisante face à l’ampleur du phénomène.
Ce qui est plus préoccupant encore, c’est que certaines allégations évoquent la présence d’individus vêtus d’uniformes assimilés à ceux de la Garde républicaine parmi les assaillants. Ces informations qui restent à vérifier, contribuent néanmoins à renforcer la psychose au sein de la population, qui appelle à une clarification rapide de la part des autorités compétentes.
L’autorité dépassée ?
Face à cette situation, l’autorité municipale de N’sele semble dépassée, tant par l’étendue géographique de la commune que par le manque de moyens logistiques et humains nécessaires à une couverture sécuritaire efficace. Cette fragilité structurelle met en lumière les limites de la gouvernance locale en matière de sécurité, un domaine pourtant essentiel à la stabilité sociale de la municipalité.
Outre l’insécurité, l’autorité municipale est accusée de la non- collaboration avec les services de son entité et de l’inefficacité dans sa gestion. Dans ce contexte, plusieurs voix s’élèvent pour exiger une intervention urgente du gouvernement provincial de Kinshasa et des services centraux de sécurité. L’envoi de renforts, l’organisation des patrouilles mixtes et le renforcement du renseignement de proximité figurent parmi les mesures préconisées pour contenir cette montée de l’insécurité.
Déficit de coordination
Au-delà de l’urgence sécuritaire, cette situation soulève également la question plus large de la coordination entre les différents échelons de pouvoir dans la gestion des crises locales. À N’sele, l’insécurité ne se limite plus à un simple fait divers : elle s’impose désormais comme un défi majeur de gouvernance, appelant à une réponse structurée, concertée et durable.
Le bourgmestre Franck Mbo est appelé à clarifier cette situation afin de dissiper les malentendus et de rassurer la population.
César IPOKA