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Nouvel Elan annonce l’évaluation du travail de Lamuka des quatre dernières années
Nouvel Elan a pris hier mardi 11 avril, sur fond de tensions, le commandement de Lamuka comme le prescrit sa Convention, pour les six prochains mois, la formation politique chère à l’ancien Premier ministre Adolphe Muzito annonce mettre à profit son mandat pour évaluer le travail de Lamuka accompli au cours de ces quatre dernières années.
Le Secrétaire général de Nouvel Elan, Blanchard Mongomba, a indiqué que cette évaluation portera sur :«le niveau d’attente des objectifs, des réformes portées par Lamuka à l’intention du pays ; le niveau d’adhésion de masses à la lutte de Lamuka ; la raison de cette adhésion ou non du peuple à la lutte ; la redéfinition du contenu des revendications, de la stratégie de mobilisation des populations et des rapports entre la plateforme et son (ses) parti(s) fondateur(s).»
«Lamuka, a précisé l’orateur, n’étant ni un parti politique, ni un regroupement politique, moins encore une plateforme électorale, mais plutôt une alliance pour la résistance et la pression populaire sur les dirigeants».
Au cours d’une conférence de presse tenue hier mardi 11 avril, Nouvel Elan, par la voix de son secrétaire général, Blanchard Mongomba, dit, à son tour, prendre acte de l’auto-exclusion de Martin Fayulu et de son parti Ecidé (Engagement pour la citoyenneté et le développement) de cette alliance. Nouvel élan assure, par ailleurs, avoir pris la tête de Lamuka conformément aux textes qui régissent cette plate-forme de résistance.

Le parti cher à Adolphe Muzito considère la démarche de l’Ecidé (la transmission du bâton de commandement à Matthieu Kalele, Ndlr) comme une «fraude» et une «rébellion» contre la Convention de Lamuka. «Nouvel élan constate la motivation de Martin Fayulu et de son parti de rompre l’alliance et le partenariat avec Nouvel Élan d’Adolphe Muzito», a déclaré Blanchard Mongomba.
Et de poursuivre : «au lieu de procéder par une séparation à l’amiable, il a, à chaque fois recouru par les subterfuges et des contre-vérités pour atteindre son objectif».
Ces prises de position viennent mettre fin (définitivement ?) à l’entente cordiale entre le « candidat malheureux » à la présidentielle de 2018, Martin Fayulu, et l’ancien Premier ministre, Adolphe Muzito. Les deux leaders, en froid depuis plusieurs mois, ont simplement rompu les amarres. Adolphe Muzito et Martin Fayulu ne font plus la paire. Au grand dam de ceux qui voyaient en eux le véritable contrepoids au pouvoir de Félix Tshisekedi. Didier KEBONGO