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Nord-Kivu : Les FARDC dénoncent les pillages du M23 à Alimbongo
La situation sécuritaire au village d'Alimbongo, situé dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu, a suscité de vives inquiétudes hier lundi 23 décembre. Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont accusé le groupe terroriste ruandais du Mouvement du 23 mars (M23) d'être responsable de pillages ciblant les produits agricoles et le bétail des habitants de la région.
Selon le lieutenant-colonel Mak Hazukay, porte-parole des FARDC, les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux concernant la présence des forces armées congolaises à Alimbongo sont infondées.
Des actes de violence ciblés
" Contrairement aux informations diffusées, les FARDC ne sont pas sur le terrain à Alimbongo. Ce sont les agresseurs qui profitent de l'absence des citoyens pour s'en prendre à leurs biens ", a-t-il éclairé lors d'une conférence de presse.
Les témoignages des habitants font état d'une intensification des violences dans la région. Les agriculteurs, souvent déjà vulnérables en raison des conflits prolongés, se retrouvent désormais dépouillés de leurs récoltes et de leur bétail. Ces actes de pillage aggravent une situation humanitaire déjà précaire, où de nombreuses familles dépendent de l'agriculture pour leur subsistance.
Les FARDC lancent un appel à prêter attention à cette crise et à soutenir les efforts de stabilisation dans la région. La situation à Alimbongo illustre un problème plus vaste de sécurité qui touche de nombreuses localités du Nord-Kivu, où les groupes armés continuent de semer la terreur et de compromettre la paix.
Alors que les tensions persistent, il est important que des mesures soient prises pour protéger les civils et restaurer la sécurité dans cette région dévastée par des années de conflit. Les FARDC, tout en dénonçant les actes du M23, travaillent à rétablir l'ordre et assurer la protection des populations vulnérables.
Pascal NDUYIRI