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Muzito : » Dix ans après, le budget a doublé, mais pas le salaire des professeurs, magistrats, médecins … «
A la suite du débat général sur le budget 2022, un acteur politique de premier plan, doublé d’économiste de haut vol, sort du bois. Il s’agit d’Adolphe Muzito. Cet homme qui sait particulièrement de quoi il parle, recourt à la maïeutique chère à Socrate en posant quelques questions.
Premier ministre il y a dix ans, Adolphe Muzito observe que le budget en ressources propres a, depuis, doublé. A savoir qu’il est passé de 3.5 à 7 milliards de dollars Us. Quant à l’enveloppe salariale, elle a triplé passant de 1 milliard à 3 milliards Usd. Secouant sa fibre sociale, héritée de la gauche lumumbiste, l’ancien chef du Gouvernement ne comprend pas que le salaire des fonctionnaires, plus particulièrement celui des magistrats et des médecins n’ait pas bougé d’un iota.
Pis, le traitement mensuel du professeur d’Université qui avait été porté sous Muzito à hauteur de 2.000 dollars Us est en chute libre jusqu’à atteindre 1.200 $, soit une réduction de quasiment la moitié. Alors que le salaire de ces différentes catégories aurait dû doubler voire tripler.
L’occasion faisant le larron, le Premier ministre Muzito rappelle que c’est sous son mandat que le salaire de professeurs était passé de 100 à 2.000 $. Une augmentation substantielle qu’une décennie plus tard l’érosion monétaire et la pression fiscale ont annihilée.
Ne s’arrêtant en si bon chemin, l’économiste Muzito explique ce paradoxe notamment par l’affectation à géométrie très inégalitaire du revenu national. En témoigne l’hypertrophie du budget alloué à la Présidence de la république où, note l’ancien Inspecteur des Finances, le dépassement budgétaire bat tous les records.
En un mot comme en cent, le Premier ministre Muzito a voulu, par son tweet, replacer le fonctionnaire congolais au cœur du débat sur le budget. Tout à l’honneur de cet « opposant – résistant » qui, à la place de slogans creux et autres poncifs ressassés à longueur de journée par des acteurs politiques, articule plutôt un discours alternatif basé sur des chiffres. J.N.
