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Mont-Ngafula : Les agents des restaurants "Queen Grill" et "Kwa Bimangu" donnent du sourire aux orphelins de mama Koko
Les agents des restaurants Queen Grill et Kwa Bimangu (quelqu'un des miracles) sous la houlette du tandem Muke (Mina et Noémie) ainsi que leurs membres de famille biologique et quelques amis ont effectué une descente au plus grand orphelinat de Kinshasa, à savoir Mama Koko situé à Kimbondo dans la commune de Mont-Ngafula. Un geste de cœur posé, le vendredi 17 janvier dernier: un tas de vivres et non vivres apporté à ces nécessiteux que dirige le père, Hugo (de nationalité chilienne) depuis quarante-quatre ans, du haut de ses 74 ans d'âge.
Des dizaines de sacs (25 kg et 50 kg) de riz, des bidons d'huile, des sacs de farine de maïs, des sacs de haricot, des couches culottes, des cartons de savon en brique, des paquets de jus, de l'eau, des sacs de détergents, des beignets, des tomates, quelques ketchs et chaussures. Bref, un lot très important a été offert aux enfants, très heureux de recevoir leurs présents en temps réel.
Le restaurant Kwa Bimangu situé sur l'avenue Ntangu numéro 20 non loin de Socimat a été le lieu d'embarquement, après une prière du DRH Pierrot Kalala. Il fallait braver la pluie, avaler des kilomètres pour arriver jusqu'à Kimbondo sur fonds de 2 heures de route parcourues en ce jour férié. Une ambiance de feu dans le bus avec à la clé la musique. 11h 45', le bus a fait son entrée dans la concession de l'orphelinat mama Koko, le ciel s'assombrit et la pluie s'invite un tout petit peu.
20 minutes d'entretien, l'auditoire suit religieusement les explications du père Hugo qui a brossé succinctement les réalités sur le terrain de cette maison d'accueil de 9 pavillons comptant plus ou moins 510 enfants y compris les majeurs. Puis la pluie et son corollaire, le vent violent ont cessé à la grande joie des visiteurs.
Place à la visite et la chaleureuse atmosphère va s'estomper momentanément lorsque le père Hugo en véritable berger qui connait son troupeau, a guidé toute l'assistance dans différentes chambres. Des visages de tristesse, des pleurs en voyant certains enfants qui sont non seulement orphelins mais de surcroît, Personnes vivant avec handicap (PVH). C'est la consternation totale.
Après, les visiteurs sont installés à la grande salle "Casa Patrick". C'est la décrispation, les pensionnaires de mama Koko, accompagnés de leurs aînés et des dames qui les encadrent, ont transmis un autre message, la joie voire ont rétabli l'équilibre.
En effet, quelques chants de Noël sont entonnés. Sur place, une communauté indienne visiblement accoutumée à ce geste de charité, a apporté la nourriture à ce foyer d'accueil.
Le Collectif Queen Grill et Kwa Bimangu a finalement posé ses valises dans l'une des salles où des vivres et non vivres chargés ont été déposés. La joie initiale est retrouvée. C'est la gaieté : le jeu avec des enfants, des gestes d'amour en transportant les petits, des entretiens çà et là, à l'image de Tania Mawata qui s'est réjouie de retrouver le petit José, qu'elle a croisé en 2021.
"Il était encore bébé, Joseph lorsque je suis venue à Mama Koko en 2021. Ce mignon garçon a grandi et je suis très heureuse de le revoir. C'est un moment exceptionnel pour lui et tous les autres enfants", a fait savoir cette blouse blanche.
UN DEVOIR HUMAIN ASSORTI D'UN APPEL À LA CONSCIENCE
Pour sa part, Raïssa Liyala, très émue, a invité d'autres personnes à la compassion pour les démunis.
"C'est quelque chose de bien. Je remercie papa Mina et maman Noémie pour cette activité. J'ai eu des larmes aux yeux quand nous avons visité quelques chambres. Je me demande comment certains parents abandonnent leurs enfants de la sorte. Nous devons avoir de la compassion pour les autres", s'est-elle exprimée.
En outre, Mina Muke a salué ce devoir humain de partager avec les autres, les personnes vulnérables et en a appelé à la conscience de ses travailleurs.
"Nous sommes très heureux, les agents des restaurants ainsi que tous les membres de la famille pour ce geste de cœur tant soit peu pour soulager les besoins de l'orphelinat. Ce n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan, mais c'est très important. Nous nous sommes résolus de penser aux enfants, c'est un devoir humain de partager. Souvent, les gens gaspillent la nourriture, pourtant d'autres personnes en ont besoin, c'est une leçon de vie. Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. Merci Père Hugo, vous avez marqué des générations. À vous, les agents, c'est le fruit de votre travail quotidien, nous avons pris une partie pour donner aux enfants. Continuez à bosser dur et prenez conscience pour penser aussi aux autres", a-t-il indiqué.
La musique a été au rendez-vous, les enfants ont dansé, jubilé. Comme si cela ne suffisait pas, une machine non pas à "voter" mais à "transformer" le maïs en popcorn a été installé au grand bonheur des visités qui se sont régalés.
Gloire BATOMENE