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Captures d'écran n'affiche jamais écran cassé. Rectifions d'abord l'orthographe de certains mots de cette expression. Son rédacteur qui est loin d'être son auteur aurait dû écrire " Une capture d'écran n'affiche jamais un écran cassé".
L'expression " Une capture d'écran n'affiche…
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Moïse Katumbi : " On ne sauve pas le football congolais en habillant l'Europe "
C'est une voix influente du football congolais qui s'élève avec fracas. Moïse Katumbi, président du Tout Puissant Mazembe, a pris la plume pour interpeller directement le chef de l'État, Félix Tshisekedi, sur une décision qui fait grincer bien des dents : celle du gouvernement de sponsoriser des clubs européens pour un montant estimé à 43 millions de dollars.
Dans une lettre ouverte au ton ferme mais empreint d'un profond attachement au football national, l'ex-gouverneur du Katanga dénonce une démarche qu'il qualifie de " moralement inacceptable et irresponsable", surtout dans le contexte actuel du pays.
" Le football congolais est sinistré ", diagnostique Katumbi. "On débloque des millions pour des clubs européens richissimes alors qu'on est incapable de réunir 600 000 dollars pour achever notre propre championnat. "
Le constat est sans appel : arrêt du championnat faute de budget, joueurs abandonnés à leur sort, infrastructures en ruine, stades hors normes… L'état du football national, autrefois fleuron continental, ne cesse de se dégrader, s'indigne le patron des Corbeaux.
Moïse Katumbi fustige aussi l'ironie d'un sponsoring vers des clubs étrangers " où même les remplaçants gagnent plus qu'un ministre congolais ". À ses yeux, " voir le nom du Congo sur un short en Europe vaut désormais plus que sauver un football local à l'agonie ".
Et de conclure par une interrogation imagée forte : "Un père digne de ce nom peut-il nourrir les enfants des autres pendant que les siens ont le ventre vide ? "
Par cette sortie, Moïse Katumbi espère provoquer un sursaut patriotique autour d'un sport qui reste l'un des rares vecteurs d'unité et d'espoir pour la jeunesse et toute la population du pays. Reste à savoir si cette lettre trouvera un écho favorable au sommet de l'État.
Jérémie ASOKO