Dernière minute
Société
Face aux risques liés à la maladie à virus Ebola et à la variole du singe (Mpox), le médecin-chef de zone de santé de Tchomia a, au cours d'une séance de sensibilisation le dimanche 11 octobre, appelé sa population au respect strict des mesures de prévention contre ces maladies. Il…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Le projet de loi relatif aux droits d'auteur et aux droits voisins en République démocratique du Congo a été révisé au terme de sept jours de travaux d'une commission interministérielle, clôturés…
Étranger
Nations Unies (New York) - La Quatrième Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté, ce jeudi, sa résolution annuelle sur la question du Sahara Marocain, par 152 voix pour, dont…
Nation
Alors que la prise de position de l'ancien président Joseph Kabila et la création du Front pour la refondation de la nation (FRN) suscitent de vives interrogations sur l'avenir politique et…
Lutte contre les "Kuluna" : des signaux positifs
*Selon Constant Mutamba, ministre d'Etat en charge de la Justice, il y a une baisse sensible du taux de la criminalité grâce à une stratégie judiciaire renforcée.
Constant Mutamba, ministre d'État en charge de la Justice, et Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias, ont présenté hier lundi 6 janvier, lors d'un briefing spécial diffusé en direct à la Radiotélévision nationale, le bilan des actions en cours contre les gangs urbains communément appelés "Kuluna". Les résultats, marqués par des condamnations fermes de ces bandits par la justice, satisfont les autorités.
Selon le patron de la Justice Rd congolaise, les premiers résultats sont engageants : "Il y a une diminution notable des cas de banditisme urbain à Kinshasa." Cette note positive est due à l'efficacité des mesures prises, mais également à l'effet psychologique des audiences foraines, qui traduisent la détermination des autorités de protéger les citoyens.
Selon Constant Mutamba, les premiers résultats sont encourageants : "Il y a une diminution notable des cas de banditisme urbain à Kinshasa." Cette amélioration reflète non seulement l'efficacité des mesures prises, mais aussi l'impact psychologique des audiences foraines, qui réaffirment la volonté des autorités de protéger les citoyens.
Pour montrer que ce banditisme urbain peut amener à une situation aussi grave que l'on ne l'imagine, le ministre Mutamba a évoqué ce qui s'est passé en Haïti, où les gangs urbains ont paralysé le pays, allant jusqu'à empêcher l'avion du Premier ministre d'atterrir. "Nous ne pouvons pas permettre que cela se produise en RDC. La fermeté est de mise pour prévenir une escalade incontrôlable."
C'est ainsi qu'il appelle les citoyens à coopérer les services de sécurité en dénonçant les individus aux comportements louches. "La lutte contre le banditisme urbain ne se gagnera qu'avec l'implication de tous", a-t-il déclaré.
Les résultats engrangés indiquent que la stratégie adoptée par le gouvernement commence à payer.
Lors de ce face-à-face avec les médias, Constant Mutamba a expliqué que le dispositif de lutte contre le banditisme urbain repose sur une opération en deux phases: l'opération "Ndobo", pilotée par le ministère de l'Intérieur, vise à arrêter les individus impliqués dans des activités criminelles et à les transférer à la justice, et l'opération "Zéro Kuluna", conduite par le ministère de la Justice. Ce dernier organise en temps réel des procès rapides pour juger les suspects dans le respect des procédures légales.
Plus de 11 audiences foraines ont été organisées. "Ces procès, basés sur la répression des infractions flagrantes, ont conduit à la condamnation de plus de 300 Kuluna. Cela montre l'engagement ferme des autorités pour sécuriser la ville", a déclaré le ministre d'Etat en charge de la Justice.
"Respecter les lois du pays, c'est appliquer les sanctions prévues par les codes pénal et militaire." Le ministre Mutamba explique que la peine de mort figure dans la législation nationale et qu'un moratoire sur son exécution, instauré en 2000, avait été levé en 2024 pour faire respecter l'autorité de l'Etat.
Tous les suspects jugés, mais la justice n'a pas eu la main lourde pour tout le monde. Certains Kuluna ont été condamnés à la peine capitale pour des crimes graves, d'autres ont écopé de peines allant de 2 à 20 ans de réclusion, selon leur niveau d'implication.
Libération dans trois semaines des détenus graciés
Au cours de ce briefing, le ministre Mutamba a également fait l'économie de l'ordonnance présidentielle du 31 décembre dernier. Cette mesure, qui accorde des grâces collectives à certains détenus, est saluée comme une avancée dans la politique pénitentiaire congolaise. Le ministre a cependant souligné la nécessité d'une exécution transparente et exempte de tout abus.
Pour ce faire, des commissions nationales et provinciales ont été mises en place. Ces équipes mixtes ont trois semaines pour examiner les dossiers des détenus éligibles et procéder aux libérations.
Afin de parer à toute forme de corruption voire manipulation, le patron de la Justice a promis une surveillance soutenue du processus. "Toute tentative de malversation sera sanctionnée avec la plus grande fermeté", a-t-il prévenu, témoignant la volonté du gouvernement de respecter la transparence et l'intégrité.
Didier KEBONGO