Dernière minute
Société
Difficulté eza souffrance te. Bino moko boyebi". Cette expression dans un mélange en lingala et en français est écrite sur la portière arrière d'un véhicule Mercedes-Benz Sprinter modèle 308. Elle signifie en français : " La difficulté n'est pas une souffrance " ou " La difficulté n'équivaut pas…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Etudiant en troisième licence électricité à l'Institut supérieur des techniques appliquées (Ista/Ndolo), Jean-Fidèle Lokende a réussi à mettre sur pied un système de production de l'électricité à…
Étranger
Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au développement de la République du Burundi, Édouard Bizimana, a salué, vendredi à Rabat, les initiatives…
Nation
Les évêques catholiques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) haussent le ton face au débat sur la révision de la Constitution. Réunis en Assemblée plénière extraordinaire du 18…
Les participants optent pour la mise en place de l’agenda décennal (2023-2033) pour la stabilisation du Sud-Kivu
Les parties prenantes à la table ronde pour la paix et le développement de la province du Sud-Kivu, en RDC, tenue dans la ville de Bukavu du 21 au 24 mars en cours, ont opté pour la mise en place de l’agenda décennal (2023-2033) pour le développement et la stabilisation de la province.
«Nous, participants à la Table ronde sur la paix et le développement de la province du Sud-Kivu réitérons notre engagement à soutenir le Président Félix Tshisekedi pour la paix et la stabilité de la partie Est de la RDC», ont-ils dit dans la déclaration finale lue par le vice-président de la Ligue des leaders pour la paix et le développement (Lipade), Cyprien Biringingwa.
Les participants ont également opté pour la mise en place de l’agenda décennal (2023-2033) pour le développement et la stabilisation du Sud-Kivu, mais aussi d’un comité inter-teritorial de suivi de l’agenda décennal.
Ils ont, en outre, recommandé au chef de l’Etat, d’appuyer financièrement et matériellement l’exécution de l’agenda des politiques 2023-2033 pour la stabilité et le développement du Sud-Kivu; de moraliser l’administration publique et d’installer dans chaque province un centre de formation militaire et en faire un préalable à l’accès aux avantages et intérêts dus aux nationaux pendant ce décennal».
Quant au gouvernement de la RDC, les parties prenantes à cette table ronde, l’ont invité à s’approprier les présentes résolutions et à accompagner la Lipade dans l’aboutissement du présent processus et notamment à mettre en place des mécanismes efficaces de sécurité, de défense, d’appui aux programmes de désenclavement des territoires, d’extraction, de transformation et de commercialisation des produits miniers, agro-pastoraux et forestiers, d’accès à l’énergie, à l’eau potable et en quantité suffisante. Par ailleurs, dans leur déclaration solennelle, les parties prenantes ont adopté les actions prioritaires réalisables, faisables et durables pour une période de 10 ans conformément aux rapports de 7 foras thématiques répartis notamment dans la problématique de la gouvernance politique, administrative et juridique de la province du Sud-Kivu ; de la paix, la sécurité et la cohésion sociale ; de la gestion des ressources naturelles et de l’environnement; de la gestion des terres et de grandes concessions: de la gouvernance socioculturelle ainsi que le Sud-Kivu face aux enjeux géopolitiques et diplomatiques dans la région de Grands lacs.
Les parties prenantes à cette table ronde ont adhéré entièrement à apporter globalement leur contribution à la restauration de la paix, la cohésion sociale, la cohabitation pacifique entre les tribus et communautés du Sud-Kivu ainsi qu’au retour des conditions optimales pour un développement socioéconomique harmonieux dans un contexte de paix, de sécurité et de stabilité de la province.
Appel à la mise en œuvre des résultats de la Table ronde
Le 2ème vice-président de l’Assemblée nationale, Vital Muhini Banywesize a, dans son mot de clôture prononcé au nom du président de l’Assemblée nationale, insisté sur la mise en œuvre des résultats de cette table ronde pour la paix et le développement de la province du Sud-Kivu. «Le défi de l’ère reste la mise en œuvre des résultats de cette table ronde au regard de l’existence dans notre société, d’un foncé criant entre les belles intentions, les belles paroles, les bons plans, les bons raisonnements, les bonnes solutions et leurs mises en œuvre ou implémentation», a-t-il souligné.
Pour lui, il s’avère indispensable qu’avant l’operationnalisation des résultats de ces travaux, il soit organisé un atelier avec objectif principal, de déceler des réelles causes qui font régulièrement obstacles à la mise en pratique des résolutions issues des foras dans la société. «Satisfait des recommandations issues de la table ronde, je souhaite plein succès pour le recouvrement de la paix et le développement du Sud-Kivu», a-t-il conclu.
accompagner le processus de paix
Le dircab de la Maison civile du Chef de l’État, Doudou Kabeya a, au nom du Chef de la maison civile, exprimé la détermination du Président Tshisekedi à accompagner ce processus de paix qui rejoint sa vision de stabilisation et de développement de la RDC.
«Pour ma part, je peux vous assurer que le Président Félix Antoine Tshisekedi, à travers sa maison civile est disposé à accompagner ce processus de paix qui rejoint sa vision de stabilisation et de développement de la RDC», a-t-il dit.
Il a exprimé sa satisfaction de voir la mise en place d’un conseil provincial représentatif de suivi, de monitoring, de gestion et de prévention des conflits pour la stabilité de la province du Sud-Kivu.
Appel à l’unité pour construire la RDC
Dans son mot de clôture, le président de la LIPADE, Joseph Nkinzo, a loué l’implication des parties prenantes, afin de ramener la paix dans la province du Sud-Kivu, tout en regrettant de voir qu’il y a encore ceux qui veulent le changement sans pour autant changer eux-mêmes. Il a loué l’implication du Chef de l’Etat et de la population pour reconstruire cette province à travers ces assises.
«Je vous prie une chose. Nous discutons sur la paix, mais nous ne pouvons pas parler de paix en désignant du doigt les autres. Pardonnez-nous les uns les autres. Acceptons que chacun a ses faiblesses et que chacun a ses forces et ses capacités. Acceptons-nous aussi avec nos différences tant physiques que corporelles. Unissons-nous pour construire notre pays», a martelé Joseph Nkinzo. LM