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Kosepela ezalaka na retar te. Ata ndele tokosepela kaka". Autrement dit, "Se réjouir n'est jamais tard !. Tôt ou tard, nous nous réjouirons quand même. ", telle est la traduction française de cette phrase en lingala. Un message trouvé, comme d'autres d'ailleurs sur la portière arrière d'un…
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Les boues issues de traitements de la Regideso peuvent servir d'engrais agricoles
Une étude menée à l'Université de Kinshasa révèle que les effluents issus de la production d'eau potable par la Regideso, peuvent être transformés en fertilisant agricole efficace. Ce rapport vient appuyer les différentes pistes qui indiquent que les déchets industriels, considérés comme de simples déchets polluants, bien gérés, peuvent devenir des leviers de développement durable.
En effet, à Kinshasa, comme dans de nombreuses villes africaines, ces effluents sont majoritairement rejetés sans traitement préalable dans l'environnement.
À l'usine de N'djili, principal complexe de production d'eau potable de la capitale congolaise, 100 % des effluents issus des opérations de décantation, de lavage des filtres et de purge des installations finissent directement dans la nature.
L'originalité de cette recherche repose sur une technique de traitement naturelle. Pour vérifier l'efficacité réelle de ce fertilisant issu des effluents, les chercheurs ont conduit des essais agronomiques rigoureux sur l'amarante (Amaranthus hybridus L.), une culture maraîchère très répandue à Kinshasa.
Le fertilisant issu des boues de la Regideso affiche des performances proches de l'engrais chimique, sans différence statistiquement significative au seuil de 5 %.
Une alternative crédible aux engrais importés dans un contexte où les engrais chimiques sont chers, importés et souvent inaccessibles aux petits maraîchers urbains, cette découverte change la donne.
Certes, l'engrais chimique reste légèrement supérieur en rendement, mais le fertilisant issu des effluents s'impose comme une solution intermédiaire robuste, durable et économiquement réaliste.
Fyfy Solange TANGAMU