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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Le Pr Fweley Diangitukwa: «Ça ne va pas ! Ça ne va plus !»
Après la tragédie du mercredi 02 février au marché de Matadi-Kibala dans la commune de Mont-Ngafula où une trentaine de personnes ont trouvé la mort par électrocution, les Congolais ne cachent plus leur écoeurement collectif. Des critiques contre les autorités du pays fusent de partout. «Ça ne va pas ! Ça ne va plus», s’écrie l’écrivain et prof des universités, Fweley Diangitukwa, dans ce pays où il dénonce «trop de laisser-aller».
«Rien ne va dans le pays. Il y a trop de laisser-aller et d’accidents parce que l’autorité est absente à tous les niveaux. Les décideurs sont plus préoccupés à chercher malhonnêtement l’argent qu’à protéger des vies humaines. Alors, je crie à haute voix pour être entendu par tous. « Ça ne va pas ! Ça ne va plus ! », gronde le scientifique.
Et de poursuivre: «Les messages de condoléances ne suffisent pas. Il faut absolument réparer. C’est un devoir. Un marché ne peut pas et ne doit pas se situer dans les servitudes de la Société nationale d’Electricité (Snel). C’est un manquement grave de la direction. Les autorités compétentes auraient dû interdire ce marché depuis très longtemps.
Des vies humaines ont été fauchées. Vraiment regrettable ! »
On rappelle que depuis le mardi 1er février, des tragédies en série ont endeuillé la population congolaise. Une vingtaine de personnes ont succombé dans un accident de circulation vers le quartier Kingasani dans la commune de Kimbanseke où un gros véhicule à benne en panne de freins, a terminé sa course sur le trottoir, avant de percuter un autre minibus de transport en commun de marque Mercédès 207, surnommé « Esprit de mort » à Kinshasa. Kléber KUNGU