Dernière minute
Société
"Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants". Cette phrase est le début du Psaume 1:1 dans la Bible. Ce verset décrit l'homme heureux (ou bienheureux) comme celui qui évite l'influence des impies, ne suit pas le chemin des pécheurs et ne s'associe pas aux moqueurs. Bref, il…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Rien ne laissait présager qu’un simple choix vestimentaire allait susciter un tel engouement. Pourtant, en l’espace de quelques heures, le motif du corsage en pagne porté par la Première ministre…
Étranger
La Suisse a affirmé, vendredi, qu’elle "considère l’initiative d’autonomie" présentée par le Maroc "comme base la plus sérieuse, crédible et pragmatique" pour la résolution du différend régional…
Nation
L'ARSP annonce la publication sur son site officiel (www.arsp.cd) des statistiques des marchés de sous-traitance réalisés au cours des exercices 2023, 2024 et 2025, avec pour objectif de démontrer…
"Le leadership de Trump pourrait aider à mettre fin à l'impasse avec Pyongyang"
SEOUL, 14 août (Yonhap) -- Le ministre des Affaires étrangères Cho Hyun a dit ce jeudi que la Corée du Sud espérait voir le leadership du président américain Donald Trump aider à rompre l'impasse dans les négociations nucléaires avec la Corée du Sud, suspendues depuis longtemps, alors que le nouveau gouvernement de Lee Jae Myung cherche à relancer le dialogue avec Pyongyang.
Cho a tenu ces propos lors d'une conférence de presse. Il a dit avoir fait part de cette opinion à la partie américaine au cours de sa visite à Washington plus tôt ce mois-ci. "Je leur ai dit que, dans la situation actuelle, le leadership du président Trump était crucial pour créer quelque chose de nouveau et que j'espérais voir cela de la part de lui", a déclaré Cho. Il répondait à la question de savoir s'il y avait des discussions dans les coulisses sur d'éventuels pourparlers entre Washington et Pyongyang.
"Je suis persuadé que la partie américaine l'a reçu favorablement. […] J'espère que quelque chose se produira sous le leadership du président Trump", a-t-il ajouté. Les propos de Cho sont intervenus malgré le rejet répété par la Corée du Nord de la main tendue de Séoul pour la réconciliation et son insistance à relancer les négociations avec Washington si celles-ci sont basées sur une "nouvelle idée" qui n'inclut pas la dénucléarisation.
Ce jeudi matin, l'influente sœur du dirigeant nord-coréen, Kim Yo-jong, a rejeté les efforts de rapprochement de Séoul en les décrivant comme un "rêve stupide", en martelant que Pyongyang n'a jamais démantelé de haut-parleurs de propagande ciblant la Corée du Sud et installés dans les zones frontalières, comme avance le gouvernement Lee, et n'a aucune intention de le faire.
Cho a indiqué que Séoul était en train de se coordonner étroitement avec Washington à propos de l'éventuelle reprise du dialogue avec Pyongyang sans pour autant fournir d'autres détails. "La Corée du Nord souhaiterait parler avec les Etats-Unis en tant qu'Etat nucléaire mais la position des Etats-Unis est que le Nord ne peut posséder d'armes nucléaires. Cela nécessitera donc beaucoup de va-et-vient (avant une quelconque percée)", a-t-il estimé.
A propos de la possibilité d'une réunion entre Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un à l'occasion du sommet de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (Apec) en Corée du Sud en octobre prochain, Cho a dit qu'il ne répondrait pas à une question "hypothétique" mais n'a pas éliminé totalement l'espoir. "La diplomatie échoue si elle est mise en œuvre uniquement en se basant sur l'espoir mais je dois aussi dire que nous ne devons jamais renoncer à l'espoir", a-t-il noté.
A propos des perspectives de dialogue, un haut officiel du gouvernement sud-coréen a déclaré sous couvert d'anonymat que les futures négociations n'auraient lieu probablement pas seulement sur la base de la dénucléarisation complète de la Corée du Nord ni sur la reconnaissance du régime comme un Etat nucléaire ni sur le désarmement. "Les négociations devraient débuter après qu'un terrain commun aura été trouvé", a-t-il ajouté.
L'officiel a également rejeté les inquiétudes selon lesquelles la Corée du Sud est en train de céder aux demandes des Etats-Unis, notamment pour le réajustement du rôle et de la taille des Forces américaines en Corée du Sud (USFK), en soulignant que les alliés sont en train de travailler pour un résultat "gagnant-gagnant" en offrant ce dans quoi la Corée du Sud est bonne. "Je ne pense pas que nous sommes en train de donner trop aux Etats-Unis", a-t-il dit. "Les Etats-Unis ont des domaines dans lesquels ils souhaitent coopérer avec nous, et si nous en profitons, ce ne sera pas une concession unilatérale."
"La Corée du Nord est en train de faire avancer ses programmes nucléaire et de missiles et est allée aussi loin que forger une alliance militaire avec la Russie. La question est comment nous pouvons renforcer nos capacités de défense et sauvegarder la paix. Je suis convaincu que c'est une bonne opportunité pour travailler avec les Etats-Unis pour mettre à jour notre défense nationale", a estimé l'officiel.
L'officiel a noté que la visite de Cho à Tokyo pour son premier déplacement à l'étranger depuis son entrée en fonction, plutôt qu'à Washington, comme cela a été le cas pour la plupart de ses prédécesseurs, était destinée à dissiper la "perception erronée" selon laquelle le gouvernement Lee a une tendance antijaponaise.
A propos des relations avec la Chine, Cho a réaffirmé son engagement d'adopter une approche pragmatique en soulignant la nécessité d'un dialogue continu afin de surmonter les "différences fondamentales", tout en coopérant où cela est possible. Il a également annoncé son plan de partir pour l'Inde demain dans le cadre des efforts visant à étendre et à diversifier la diplomatie sud-coréenne.