Dernière minute
Société
Difficulté eza souffrance te. Bino moko boyebi". Cette expression dans un mélange en lingala et en français est écrite sur la portière arrière d'un véhicule Mercedes-Benz Sprinter modèle 308. Elle signifie en français : " La difficulté n'est pas une souffrance " ou " La difficulté n'équivaut pas…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Etudiant en troisième licence électricité à l'Institut supérieur des techniques appliquées (Ista/Ndolo), Jean-Fidèle Lokende a réussi à mettre sur pied un système de production de l'électricité à…
Étranger
Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au développement de la République du Burundi, Édouard Bizimana, a salué, vendredi à Rabat, les initiatives…
Nation
Les évêques catholiques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) haussent le ton face au débat sur la révision de la Constitution. Réunis en Assemblée plénière extraordinaire du 18…
Le Fida plaide pour l’accès des femmes rurales aux outils numériques
Au regard de l’évolution des numériques, le Fonds international de développement agricole (Fida) se frotte les mains. Cette agence spécialisée des Nations unies estime que les technologies numériques sont en train de révolutionner l’agriculture. Cependant, elle déplore le fossé numérique qui empêche les femmes rurales d’avancer. Celles-ci devraient avoir accès aux outils et aux connaissances dont elles ont besoin pour prospérer.
A première vue, l’on peut supposer que les technologies numériques n’ont rien à avoir avec l’agriculture. Ce qui est tout le contraire. Le Fida affirme que les technologies numériques sont en train de révoluionner l’agriculture pour de petits producteurs et petites productrices. Grâce aux numériques, des conseils pour accroître leur production leur sont accessibles en un temps record. Des alertes météo ou annonçant certains risques, comme des crues éclair, peuvent les aider à renforcer leur résilience face aux changements climatiques. En ligne, on peut toucher des consommateurs qui seraient autrement hors de portée. Ce n’est pas tout. Grâce aux technologies financières, on peut faire de l’agriculture dans des zones reculées et accéder à des banques et des services d’assurance, ou obtenir des financements. Cela permet à ces producteurs et productrices de protéger et de faire prospérer leur activité, ainsi que d’envoyer et de recevoir des paiements. Grâce à des outils, comme la technologie blockchain, les consommateurs peuvent tracer les produits, de la ferme jusque dans leur caddie.
Un fossé numérique
Le Fida reconnait qu’actuellement, il est indispensable, tant pour les femmes que pour les hommes, de pouvoir et de savoir utiliser les technologies numériques dans les zones rurales. Mais en réalité, il y a un fossé qui freine les femmes rurales à emerger. Selon cette institution financière, la triste réalité est que les femmes rurales des pays à revenu faible et intermédiaire sont laissées pour compte. «Bon nombre de femmes rurales sont exclues des services numériques, comme les services bancaires, le commerce ou l’apprentissage en ligne, sans parler de simplement s’informer sur internet».
Des mesures pour combler le fossé numérique
Pour combler le fossé numérique, le Fida propose six mesures. Il pense qu’il faut prendre en compte la manière dont les hommes et les femmes pratiquent l’agriculture, et déterminer quelles technologies numériques ils et elles utilisent au moment d’élaborer des projets de développement rural ayant une composante numérique. Il faut également évaluer si les outils et les technologies numériques répondent aux besoins particuliers des femmes.
Pour le Fida, il faut employer différents outils, plutôt qu’un seul type de technologie numérique, pour toucher le public féminin le plus large possible.
Les femmes devraient être consultées directement et investir dans leur travail et songer aussi à les alphabétiser et les former aux outils numériques.
Et enfin, il faudrait promouvoir les infrastructures, les politiques et les programmes adéquats afin de lutter contre la pauvreté des femmes et les obstacles genrés à l’utilisation des technologies numériques.
Le Fida donne des exemples des femmes qui ont réussi, grâce à son accompagnement, à augmenter leurs rendements et revenus grâce aux outils numériques et les réseaux sociaux. Certaines ont trouvé facilement en ligne des informations sur les cultures, entre autres des conseils pour éviter les maladies et trouver les meilleurs marchés.
Il faut noter que le thème de la Journée internationale des droits des femmes 2023 est axé sur : «Pour un monde digital inclusif: innovation et technologies pour l’égalité des sexes».
Ce thème met en évidence la nécessité de technologies inclusives et transformatrices et d’une éducation numérique pour faciliter l’autonomisation des femmes et des filles. Dina BUHAKE