Dernière minute
Société
Kosepela ezalaka na retar te. Ata ndele tokosepela kaka". Autrement dit, "Se réjouir n'est jamais tard !. Tôt ou tard, nous nous réjouirons quand même. ", telle est la traduction française de cette phrase en lingala. Un message trouvé, comme d'autres d'ailleurs sur la portière arrière d'un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
La 12ème édition du Forum international des élites féminines (Fief) a officiellement démarré jeudi à Kinshasa pour renforcer les capacités des femmes et des jeunes filles et favoriser leur…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, de SAR le Prince Moulay Rachid et de SA le Prince Moulay Ahmed, a adressé,…
Nation
Dans le quartier populaire de Delvaux dans la commune de Ngaliema, des artistes talentueux ont investi depuis plusieurs années un grand espace le long de la route qui va à Matadi, en passant par l…
Le BCNUDH recense plus de 500 personnes détenues par les services de renseignements
Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) pointe du doigt les services de renseignements civils et militaires comme des acteurs majeurs des violations des droits de l’homme en RDC.
Dans un document rendu public, cette organisation a indiqué que des civils et des militaires ont été arrêtés et détenus par l’ANR, le CNC et l’état-major des renseignements militaires (EMRM), sans supervision d’un juge, ni accès à un avocat, encore moins à leurs familles ou aux soins de santé. Dans son analyse de la situation des droits humains en République démocratique du Congo, couvrant la période du 1er janvier au 31 décembre 2025, il recense plus de 500 personnes détenues par les services de renseignements.
Des cas de tortures physiques et psychologiques infligées aux détenus au cours ont été épinglés.
«Le BCNUDH dispose actuellement d’une liste de 503 individus détenus par ces services: 320 à l’EMRM, 33 à l’ANR et 150 au CNC. Certains d’entre eux sont privés de liberté depuis 2023 pour des raisons diverses, notamment des actions liées à l’espace civique, la dégradation de la situation sécuritaire dans les provinces de l’Est, ou encore pour des infractions présumées portant atteinte à l’autorité de l’État. Toutefois, de nombreuses personnes seraient détenues pour des motifs n’entrant pas dans le mandat légal de ces agences», rapporte le BCNUDH.
Des interpellations et des détentions de longue durée
Le rapport révèle en outre que le Conseil national de cyberdéfense (CNC), service spécialisé rattaché à la Présidence de la République, a procédé à des interpellations et à des détentions de longue durée. Ce, sans contrôle judiciaire et sans que les détenus puissent consulter un avocat ou contacter leurs proches.
«Les entretiens menés par le BCNUDH auprès des familles de victimes et d’autres sources crédibles indiquent que les personnes appréhendées étaient soupçonnées d’affiliation avec l’ancien président Joseph Kabila ou l’ancien Premier ministre Matata Ponyo, d’avoir publiquement critiqué une mesure officielle, ou encore d’être impliquées dans des conflits fonciers ou différends financiers. Les détenus sont maintenus dans des lieux de détention non officiels à Kinshasa, sans accès à leur famille ni à un conseil juridique», renseigne le document.
Ledit rapport ajoute qu’il y a eu des actes de torture physique et de simulacres d’exécution durant la captivité des détenus. Le BCNUDH poursuit son plaidoyer auprès des autorités compétentes pour que toutes les personnes détenues dans ces conditions, et dont le nombre pourrait être plus élevé, soient transférées vers les autorités judiciaires compétentes et les affaires les concernant suivant la procédure légale prévue par la législation du pays.
Gloire BATOMENE