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L’Accord-cadre d’Addis-Abeba n’a pas apporté la paix dans les Grands Lacs
C’est aujourd’hui, à Kinshasa, que les chefs d’Etat de la CIRGL (Conférence internationale des Grands Lacs) vont se prononcer sur l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, conclu il y a neuf ans, pour promouvoir la paix dans cette sous-région d’Afrique.
Les onze pays signataires, dont la RDC, le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi, avaient pris le ferme engagement de ne pas soutenir les forces négatives sur le territoire de leurs voisins.
Mais, la réalité est tout autre. Le Rwanda, qui ne respecte aucune clause de cet Accord, a continué à instrumentaliser les groupes armés de l’Est de la RDC pour rendre cette partie du territoire ingouvernable.
Or, la paix dans les Grands lacs est incompatible avec la survivance de 140 groupes armés dans l’Est de la RDC, qui va déstabiliser toute la sous-région des Grands lacs.
Lorsque l’on évalue cet Accord-cadre d’Addis-Abeba pour la paix dans la région des Grands lacs depuis ses neuf ans d’existence, on réalise qu’il n’a pas du tout apporté la paix, son objectif principal, mais plutôt une insécurité généralisée dans la région. Il a, du reste, apporté moins de clarté dans les rapports entre dirigeants.
Même le Rwanda et l’Ouganda, dont les deux chefs d’Etat, considérés jadis complices, Paul Kagame et Yoweri Kaguta Museveni, étaient au bord de la rupture, empoisonnant ainsi les relations bilatérales entre leurs deux pays, le Rwanda et l’Ouganda. Depuis deux ans, ils avaient fermé leur frontière qu’ils viennent de rouvrir sous peu.
Le Rwandais Paul Kagame reproche à l’Ougandais Museveni d’héberger, sur son territoire, des rebelles du mouvement du général Kayumba Nyamwassa. Alors que, de son côté, Museveni Kaguta reproche à Paul Kagame de soutenir les rebelles ADF/NALU qui sont actifs en RDC. KANDOLO M.