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La population réclame l’exclusivité du déchargement des véhicules d’importation
La population bomatracienne réclame l’exclusivité du déchargement de tous les véhicules d’occasion importés au port de Boma. Accentuant la pression sur les autorités locales, provinciales et nationales pour la mise en application effective de l’arrêté du Gouverneur sur le contrôle technique obligatoire de tous les véhicules importés au port. Les habitants de la ville portuaire ont observé mardi 16 mai dernier la deuxième journée, «ville morte» décrétée par la Société civile.
Ainsi, cette deuxième journée déclarée «ville morte» dans la ville de Boma par la Société civile a été respectée. Aucune activité quotidienne n’a eu lieu. Que ce soit du côté de l’enseignement primaire ou au niveau universitaire. Les portes de banques, des agences de douane, du service de guichet unique de commerce extérieur, des magasins, des boutiques, des chambres froides,… sont restées fermer.
Quant au transport en commun, les taximen ont consenti de ne pas sortir leurs véhicules. Selon les observateurs bomatraciens, seul un centre d’approvisionnement a tenté d’ouvrir ses portes le matin. Par ailleurs, il a fort malheureusement été contraint de respecter l’esprit de la journée suite à la pression de jeunes engagés dans cette lutte pour l’intérêt de toute la ville. Seuls les conducteurs de taxi motos circulaient dans la ville mais en petit nombre.
Une station de contrôle technique moderne
A en croire Bruno Nzua, commissionnaire en douane communément appelé déclarant en douane de la ville portuaire, «Boma est la ville qui a été dotée d’une station de contrôle technique de tous les véhicules d’importation. Certains importateurs mal intentionnés s’arrangent toujours pour fuir le contrôle technique. Au lieu de décharger les véhicules au port de Boma, eux le font au port de Matadi où il n’existe aucun service approprié pour le contrôle de leurs véhicules», s’est il plaint. C’est parmi les grandes difficultés que les déclarants en douane rencontrent dans l’exercice de leur travail.
Du côté de la population bomatracienne, Naomie Buela, la vingtaine révolue, estime que «le déchargement exclusif de tous les véhicules d’occasion au niveau de Boma va non seulement relancer l’économie de la ville mais aussi celle du pont Maréchal (OEBK). Ces démarches sont donc vitales pour la survie écde deux villes».
L’ancien Premier ministre Matata Mpoyo avait suspendu l’importation des véhicules usés durant une décennie dans la ville en 2013. À l’arrivée de son successeur, ce dernier avait abrogé cette décision en demandant que celui qui va importer les véhicules d’occasion doit passer par le contrôle technique pour éviter que les concernés amènent des véhicules non en règle. C’est pour cette raison que l’Office de contrôle congolais avait résolu d’installer un centre de contrôle technique au niveau de Boma. Abondance MASAKA/Stagiaire