Dernière minute
Société
Ba trop sur bafaza mokate". Cette phrase n'est pas du lingala pur, mais plutôt du lingala argotique. Ce que le langage populaire des habitants de Kinshasa surnomment le "kindoubill" ou l'argot de Kinshasa mélangé à des expressions typiques.
Un langage caractérisé par…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Le gouvernement congolais interdit la navigation des baleinières en bois sur l’ensemble du territoire national à partir du 15 novembre 2026. La décision a été annoncée mardi 6 octobre par le vice-…
Étranger
Le Maroc a, pour la première fois de son histoire, une femme comme Première ministre: Fatima Ezzahra El Mansouri issue du Parti Authenticité et Modernité. Le Roi Mohammed VI a procédé à sa…
Nation
*Les ex-Kulunas passent de la délinquance aux chantiers de l’avenir
La campagne «Pas d’écoles publiques sans bancs» poursuit son déploiement à Kinshasa. Quatre établissements scolaires de…
La pénurie d’eau potable expose les femmes et les filles aux violences sexuelles
Il y a quelques jours, un groupe de badauds a violé Chancelvie, une adolescente de 16 ans, alors qu’elle allait chercher de l’eau.
La scène s’est produite au Quartier Batumona, dans la commune de Kimbanseke, où circuler à certaines heures du soir expose les femmes aux viols.
« C’était le soir, quand je suis allée chercher de l’eau. Car, dans notre quartier, il n’y en avait pas. Je me suis retrouvée seule au point d’eau. Brusquement, j’ai vu deux hommes venir vers moi. Avant que je ne réalise ce qui se passait, ils m’ont jetée par terre et ont commencé à me frapper très fort. Par la suite, ils m’ont violée à tour de rôle. Il faisait noir. Je criais, mais personne ne venait à mon secours. Mais au bout d’un moment, ils ont fui après avoir remarqué que les gens commençaient à arriver« , raconte-t-elle.
Ce cas n’est pas anodin. Ces attaques sont devenues récurrentes à Batumona comme dans plusieurs recoins de Kinshasa et des provinces de la RDC.
Selon l’Organisation des Nations unies pour la promotion de la femme ( ONU-Femmes ) entre janvier et juin 2020, la RDC a enregistré une moyenne de 74 cas de violences sexuelles par jour. Une situation qui, selon l’agence onusienne, s’est aggravée suite à la crise sanitaire liée à la Covid-19.
Georgine, 37 ans et mère de famille, reconnait les risques de viol qu’encourent actuellement les filles qui osent sortir la nuit ou aux petites heures du jour pour aller chercher de l’eau dans son quartier.
« Nous n’avons pas d’eau depuis plusieurs années. Pour nous approvisionner, nous recourons à l’eau de forage, car les eaux de puits ne sont pas de bonne qualité. Le forage est ouvert très tôt matin ou très tard le soir. Mais avec cette insécurité, nous évitons de nous rendre au forage le soir. Nous ne voulons pas prendre les risques d’exposer nos filles. Ce qui n’est pas facile pour nous car nous, ne pouvons nous procurer de l’eau que très tôt le matin et surtout éviter de se retrouver seule à cet endroit« , dit-elle.
Pour éviter d’exposer les jeunes filles à l’insécurité causée le plus souvent par des jeunes désœuvrés, les habitants de ce coin de la capitale invitent les autorités compétentes à renforcer les capacités des bourgmestres des communes. Ils les convient à former les autorités municipales pour qu’elles deviennent des officiers de police judiciaire, afin de jouer le rôle d’auxiliaires de justice. Ils suggèrent que les autorités municipales puissent faire correctement le suivi des dossiers liés au banditisme urbain et puissent déférer les auteurs devant la justice.
Tricya MUSANSI