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La CEDEAO a 50 ans, quel bilan ?
Il y a exactement 50 ans, le 28 mai 1975, quinze pays ouest-africains s'accordent pour établir la CEDEAO, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest. Bilan avec deux spécialistes africains sur cette coopération régionale.
La Cédéao, dont le siège est à Abuja, la capitale du Nigeria, a été fondée dans un contexte marqué par deux dynamiques majeures : la volonté de dépasser les divisions coloniales et la nécessité d'une intégration économique face à la fragilité des jeunes États ouest-africains.
Le Traité de Lagos, l'acte fondateur de la CEDEAO, signé par quinze pays il y a 50 ans, compte désormais douze membres : cinq pays francophones (Bénin, Côte d'Ivoire, Guinée, Sénégal et Togo), cinq anglophones (Gambie, Ghana, Liberia, Nigeria et Sierra Leone) et deux lusophones (Cap-Vert et Guinée-Bissau).
Récemment, en janvier 2024, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont quitté la CEDEAO, l'accusant d'avoir imposé à leur encontre des sanctions "inhumaines, illégales et illégitimes" après les coups d'Etat. Ces trois pays sont désormais unis dans une confédération, l'Alliance des États du Sahel (AES).
Cinq décennies plus tard, l'heure est au bilan. Mountaga Diagne, politologue sénégalais et enseignant-chercheur à l'université Gaston Berger (UGB) de Saint Louis a souligné, dans un entretien à TRT Français, le rôle novateur de cette création régionale : "C'était une idée révolutionnaire, quinze ans après les indépendances de lancer une coopération régionale", rappelle-t-il.
Mountaga Diagne a indiqué que l'organisation régionale a permis de renforcer les échanges économiques entre les pays africains. L'axe commercial Abidjan-Cotonou-Accra en est une illustration mais l'échec de la mise en place d'une monnaie unique envisagée en 2020 (Eco) est souvent cité comme un exemple de celui de l'institution. AA