Dernière minute
Société
"Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants". Cette phrase est le début du Psaume 1:1 dans la Bible. Ce verset décrit l'homme heureux (ou bienheureux) comme celui qui évite l'influence des impies, ne suit pas le chemin des pécheurs et ne s'associe pas aux moqueurs. Bref, il…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Rien ne laissait présager qu’un simple choix vestimentaire allait susciter un tel engouement. Pourtant, en l’espace de quelques heures, le motif du corsage en pagne porté par la Première ministre…
Étranger
La Suisse a affirmé, vendredi, qu’elle "considère l’initiative d’autonomie" présentée par le Maroc "comme base la plus sérieuse, crédible et pragmatique" pour la résolution du différend régional…
Nation
L'ARSP annonce la publication sur son site officiel (www.arsp.cd) des statistiques des marchés de sous-traitance réalisés au cours des exercices 2023, 2024 et 2025, avec pour objectif de démontrer…
Kinshasa : le Cardinal Ambongo appelle au respect de l'Eucharistie, de l'Eglise et des lieux sacrés
Le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu a célébré la messe vespérale du Jeudi saint hier jeudi 17 avril 2025 à la paroisse Saint François de Sales de Kintambo. Cerné de fidèles qui ont pris d'assaut le temple et la cour paroissiale, l'Archevêque métropolitain de Kinshasa a axé son homélie sur le respect de l'Eucharistie, du Tabernacle, du Sacerdoce, de l'Eglise et des lieux saints en ces moments où des inciviques s'adonnent à profaner des lieux sacrés.
La paroisse octogénaire de Kintambo a été de bout en bout inondé de monde en ce jeudi saint. Pour se tailler une place ici, il fallait arriver à l'heure, c'est-à-dire à 18 heures.
C'est en ce moment précis que la chorale Lisanga a entonné le chant "Lelo Esengo" ( Aujourd'hui, c'est un jour de joie, NDLR) pour accueillir la procession des prêtres officiants, le Cardinal Fridolin Ambongo, en tête. Dans l'escorte du Prélat catholique, des prêtres de la paroisse, des "Nkumu" (ministres extraordinaires de la communion), des acolytes, des "joyeuses"... qui s'acheminaient vers l'autel devant une assemblée en liesse.
Décortiquant la première lecture, le prélat catholique a fait mention du sang de l'agneau qui représentait alors le sacrément, le signe du salut.
"Chaque famille, dit-il, devrait tuer une bête, un agneau. On mangeait debout, comme un pèlerin sur fond d'une longue marche vers le désert. C'est ce repas qui a donné la force au peuple d'Israël de marcher pendant 40 ans jusqu'à Canan. C'est en signe d'amour de Dieu pour son peuple que chaque année, dans l'ancien temps, qu'on devrait tuer une bête pascaline".
Aux dires de L'archevêque métropolitain de Kinshasa, "le sang de l'agneau était le sacrement, le signe du salut... Toutes les maisons étaient protégées par Dieu. D'où, la nécessité de faire le repas pascal. C'est ce qu'on appelle la fête pascale".
"Chaque famille, commente le Cardinal, devrait tuer une bête, un agneau. On mangeait debout, comme un pèlerin sur fond d'une longue marche vers le désert. C'est ce repas qui a donné la force au peuple d'Israël de marcher pendant 40 ans jusqu'à Canaan. C'est en signe d'amour de Dieu pour son peuple que chaque année, on devrait tuer une bête pascaline".
LE CHRIST S' ÉRIGE EN SAUVEUR DE L'HUMANITÉ
"Dorénavant, c'est le Christ qui sauve et non plus l'agneau. L'on mange le corps du Christ et l'on boit son sang", a fait remarquer le Cardinal Ambongo, s'appuyant sur le récit de l'Évangile de Saint Jean 13, 1-15. Il a insisté sur le fait que "l'Eucharistie c'est la crème des crèmes des sacrements dans l'Eglise catholique".
"Dans la deuxième lecture, Saint Paul, dans sa première lettre aux Corinthiens, rapelle que désormais c'est le sang du Christ qui nous sauve et non plus le sang de l'agneau, comme dans l'ancien temps. Jésus-Christ est le véritable agneau pascal, l'agneau du salut du monde. On consomme désormais le corps et le sang du Christ. Avant d'être immolé à la Croix, Jésus institue le mémorial de sa mort. Vendredi saint, c'est le jour de l'immolation du Christ. Mais Jeudi saint, il leur donne sa dernière volonté: "l'institution de l'Eucharistie".
JESUS REELLEMENT PRESENT DANS LE TABERNACLE
"Nous consommons le corps et le sang du Christ, comme signe de l'amour de Dieu qui a consacré son Fils pour notre salut, la libération du monde. C'est considéré comme le sommet de tous les sacrements, l'eucharistie", a martélé le Cardinal Fridolin Ambongo.
"Dans le tabernacle, le Christ est réellement présent, puis qu'il est présent dans l'Eucharistie. Le chrétien doit donc faire tout son possible pour être digne, en communion avec le Christ. C'est l'occasion pour nous de réfléchir en âme et conscience pourquoi nous ne communions pas ou plus. Cet empêchement est-il au-delà de nos capacités pour pouvoir communier ? Celui qui mange du corps et boit du sang du Christ aura la vie éternelle", a insisté le Cardinal Ambongo.
VIVEMENT LE RESPECT DES LIEUX SAINTS
Cet oint de Dieu en appelle, dès lors, au respect de l'Eglise, des lieux saints, du Tabernacle ... au moment où des inciviques s'attèlent ces derniers temps à profaner les lieux de cultes.
"Jésus, martèle le Cardinal Ambongo, est réellement présent dans l'Eucharistie. Cela signifie partout où il y a la sainte communion, la méditation, l'adoration, un chrétien doit développer une attitude de respect, de vénération... L'Eglise est particulièrement le lieu saint, le tabernacle, c'est le Saint des Saints".
Concernant le commandement de l'amour, le Cardinal voudrait que l'on puisse voir l'autre, non pas comme un objet de prédation, mais un alter ego (un autre moi-même).
" Aimez-vous les uns et les autres, dit-il. Celui qui aime devient le serviteur des autres. D'où, le lavement des pieds. Quand on aime, on est prêt à servir. L'autre n'est pas vu comme objet de prédation, mais un alter ego".
"Jésus, dans sa dernière volonté, résume tout en amour pour Dieu, ses frères et sœurs. Celui qui aime n'a pas besoin d'un code pour se comporter dans la société. À travers cet amour de lavement des pieds, le Christ fait allusion au service de désintéressement des autres. Ce geste ne doit pas s'épuiser dans le rite de ce soir. Chacun doit le vivre au quotidien en famille, dans la société", a conclu l'Archèvêque métropolitain de Kinshasa.
Les fidèles retiendront de l'adresse de leur pasteur que "le Jeudi saint est un jour de haute facture dans la foi chrétienne. C'est le jour où les catholiques célèbrent l'institution de l'Eucharistie et du sacerdoce. C'est aussi le jour où Jésus a donné le commandement de s'aimer les uns les autres comme il nous a aimés".
Cette messe a connu la participation de plusieurs prêtres, notamment le curé et le vicaire de la paroisse Saint François de Sales, l'abbé Romain Nyanga, l'abbé André Bakula, l'abbé Destin Basonga, l'abbé Camos ...
La dernière fois que le Cardinal Fridolin Ambongo a célébré une messe à Saint François de Sales, c'était le dimanche 10 septembre 2023 à l'occasion du 85ème anniversaire de cette paroisse nichée à un jet de pierre de Komoriko. C'était à l'époque de l'abbé Aimé Lusambu.
Gloire BATOMENE et Yves KALIKAT