Dernière minute
Société
Kosepela ezalaka na retar te. Ata ndele tokosepela kaka". Autrement dit, "Se réjouir n'est jamais tard !. Tôt ou tard, nous nous réjouirons quand même. ", telle est la traduction française de cette phrase en lingala. Un message trouvé, comme d'autres d'ailleurs sur la portière arrière d'un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
La 12ème édition du Forum international des élites féminines (Fief) a officiellement démarré jeudi à Kinshasa pour renforcer les capacités des femmes et des jeunes filles et favoriser leur…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, de SAR le Prince Moulay Rachid et de SA le Prince Moulay Ahmed, a adressé,…
Nation
Dans le quartier populaire de Delvaux dans la commune de Ngaliema, des artistes talentueux ont investi depuis plusieurs années un grand espace le long de la route qui va à Matadi, en passant par l…
Kinshasa lance la bataille des écoles propres : les élèves en première ligne contre l'insalubrité
Faire de l'élève un acteur de la propreté urbaine et un ambassadeur de la citoyenneté, tel est le pari audacieux porté par la ministre d'État en charge de l'Éducation nationale, Raïssa Malu, en partenariat avec le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba.
Au cœur de leurs échanges, une initiative à forte portée éducative et environnementale : renforcer la salubrité en milieu scolaire tout en inculquant aux élèves les fondamentaux de la citoyenneté responsable. Cette ambition prend corps à travers le lancement de la campagne " Je ramasse et je jette à la poubelle ", conçue comme un levier de transformation des comportements dès le plus jeune âge.
Dans une capitale confrontée à des défis persistants en matière de gestion des déchets, cette collaboration entre le ministère de l'Éducation nationale et la Ville de Kinshasa marque un tournant stratégique. L'école devient ainsi un laboratoire de bonnes pratiques, où chaque élève est appelé à incarner les valeurs d'ordre, de discipline et de respect de l'environnement.
L'initiative ne se limite pas à un simple slogan. Elle repose sur une approche progressive et structurée : sensibilisation des élèves, implication active dans la collecte des déchets au sein des établissements, et surtout, engagement des autorités urbaines à assurer l'évacuation régulière des immondices. Un dispositif qui vise à garantir la durabilité de l'action et à éviter qu'elle ne se dilue dans l'inefficacité.
En filigrane, c'est une nouvelle culture citoyenne qui se dessine. En responsabilisant les élèves, les autorités entendent créer un effet d'entraînement au sein des familles et des communautés. L'enfant, vecteur de changement, devient alors le relais d'un message plus large : celui d'une ville propre, disciplinée et respectueuse de son cadre de vie.
À terme, cette dynamique pourrait bien redéfinir le rapport des Kinois à leur environnement. Car au-delà des écoles, c'est toute la capitale qui est appelée à emboîter le pas, dans une quête collective de salubrité et de civisme. Une révolution silencieuse, mais essentielle, pour l'avenir urbain de la République démocratique du Congo.
Jérémie ASOKO