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Kinshasa : Célébration des 35 ans de la ratification de la Convention des Droits de l’Enfant
La RDC a célébré, hier jeudi 27 novembre, le 35ème anniversaire de la ratification de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE). Ces festivités se sont tenues dans le cadre de la Journée mondiale de l’enfance, commémorée chaque 20 novembre. Placée sous le thème international «Ma journée, mes droits», l’édition 2025 a été déclinée autour d’un objectif ambitieux, celui de promouvoir l’inclusion des enfants dans la gestion des affaires publiques.
La Première ministre a ouvert les festivités en réaffirmant l’engagement de l’État congolais. «La commémoration de cette année interpelle tous face à notre devoir et à notre responsabilité sur la situation de l’enfant, tant dans notre pays que dans le monde». «La vision du Président de la République est matérialisée par plusieurs mesures fortes, notamment la gratuité de l’enseignement primaire, la gratuité de la maternité et des soins du nouveau-né, illustrant la volonté de placer le bien-être de l’enfant au cœur de l’action gouvernementale malgré les difficultés.Nous restons engagés. Nos enfants et nos jeunes ont le droit de grandir dans la paix et dans un environnement sain», a souligné Juditg Suminwa.
Protéger les droits de l'enfant
Intervenant au nom de la ministre du Genre, Famille et Enfant, le ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba wa Massamba, a rappelé les engagements juridiques pris par la RDC en matière de protection de l’enfant, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant.
«L’enfant est toute personne de moins de 18 ans. L’intérêt supérieur de l’enfant prime sur toute autre considération. L’article 6 consacre l'obligation de l’État et des parents d’assurer la survie et le développement de l’enfant. Tandis que l’article 50 interdit l’emploi d’un enfant avant l’âge de 16 ans», a-t-il expliqué.
Cette déclaration s’inscrit dans le contexte de la CDE, un traité international historique adopté par l’Onu le 20 novembre 1989 et ratifié par 196 États, qui consacre les enfants comme des sujets de droit dotés de libertés fondamentales . La RDC a ratifié cette convention le 21 avril 1976, s’engageant ainsi à protéger et promouvoir les droits des enfants sur son territoire.
La voix des enfants
Enfant reporter, Dalia Givunda Umbaa porté une déclaration lors de la cérémonie. Représentant la jeunesse congolaise, elle a plaidé pour :- Un parlement d’enfants fonctionnel et écouté à tous les niveaux (national, provincial et local) ;
- La création d’espaces de participation dans chaque quartier, école et communauté
- L’association des enfants aux instances de décision sur la sécurité, l’environnement et le développement ;
- L’amélioration des conditions de vie : écoles accessibles, infrastructures sécurisées et protection contre toutes les formes de violence ;
- La garantie du droit à l’identité via un enregistrement systématique à l’état civil.
«Nous ne voulons plus être de simples spectateurs. La participation des enfants n’est pas spectatrice, c’est un droit. Les enfants ne sont pas seulement la promesse de demain, mais la vérité d’aujourd’hui. A l’avenir, ne décidez plus sans entendre nos points de vue, plus un Congo sans nous», a-t-elle martelé, insistant sur le fait que: «un pays qui écoute ses enfants prépare sa propre grandeur».
Associer l'enfant aux décision
Coordonnateur des Nations unies en RDC, Bruno Lemarquis a salué les avancées significatives réalisées, tout en soulignant la nécessité d’accélérer les efforts. «Le thème retenu cette année est particulièrement pertinent. Car ils appellent à placer les enfants dans les décisions qui les concernent directement. Les enfants ne doivent pas seulement être entendus mais associés aux décisions. Leurs voix doivent être entendues, respectées, et quand elle est entendue, elle doit être suivie d’actions», a-t-il déclaré.
Bruno Lemarquis a réitéré la détermination des Nations unies à accompagner le gouvernement congolais pour honorer ses engagements envers les enfants.
Son intervention a également fait écho à la visite récente du Sous-Secrétaire des Nations unies pour la Jeunesse, M. Felipe, dont les échanges ont mis en avant une exigence. Car, les jeunes ne veulent pas la charité, ils veulent des opportunités pour participer, être inclus et agir.
La participation authentique des enfants, leur inclusion dans les processus décisionnels et la transformation de leurs paroles en actions concrètes restent les prochains chantiers pour que la ratification de la CDE dépasse le symbole et devienne une réalité vécue par chaque enfant congolais.
Tricya MUSANSI