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Kimbanseke : le manque d’électricité favorise le phénomène Kuluna
Les habitants des quartiers Biyela, Kamba Mulumba, Ngiesi, Mpanga dans la commune de Kimbanseke plaident pour une électrification adéquate de ce coin de la capitale, afin de lutter contre le phénomène Kuluna qui sévit à cause du manque d’électricité.
Outre le phénomène Kuluna, le manque d’électricité dans cette commune est à la base des difficultés d’accès à l’information. De même, des difficultés d’études pour élèves et étudiants.
Bien plus, les commerces qui ferment tôt pour éviter le banditisme, les habitants rentrent tôt pour fuir les agressions et les centres de santé se trouvent en situation critique.
Exposée au danger permanent, la population de cette partie de la capitale réclame du courant, car rien ne semble s’améliorer en termes d’accès à l’électricité pour tous.
Selon un habitant croisé sur notre chemin, le quartier Kama Mulumba dispose de huit cabines de courant électrique installées. Les câbles mères sont déjà là, mais la population demeure dans l’obscurité, car les travaux étaient suspendus.
Multiplicité des crimes
Mme Georgine Zina, habitante du quartier et commerçante, soutient que le manque d’électricité est l’une des raisons qui favorisent le phénomène Kuluna dans son quartier.
«Les opérations de kuluna ne font que s’aggraver dans le quartier. Pas plus tard que le dimanche dernier, vers 19h00, ces délinquants ont dépouillé un homme qui revenait du boulot Dieu merci qu’ils n’ont pas touché à sa vie. Mais il arrive des moments où ils volent et tuent les paisibles citoyens», a-t- elle soutenu.
Jacques Mambweni, habitant de Kimbanseke depuis des lustres, a fait savoir que ces quartiers font face à ce problème depuis très longtemps. Beaucoup de femmes sont victimes en allant chercher de l’eau vers 4h00, faute d’électricité. Parfois elles n’ont pas de choix parce que c’est à ces heures-là que l’eau est accessible.
Jacques Mambweni est d’avis que l’électrification de ces coins va diminuer le taux de criminalité et permettre le bien-être de la population.
Difficultés d’étude pour élèves et étudiants
Mme Lunzodisa, âgée de 73 ans, s’est plainte de la situation qui met en mal non seulement les hommes et les femmes, mais aussi les élèves qui ont du mal à réviser leurs notes, surtout ceux de la vacation midi.
«L’eau, c’est la vie, dit-on. L’électricité demeure aussi un facteur important dans l’amélioration des conditions de vie des habitants, surtout des élèves et étudiants. La RDC, pays doté de plusieurs richesses, ne peut pas manquer même pas dans un seul coin du courant», a-t-elle dit avec amertume.
Malgré le projet EASE exécuté par l’entreprise AEE Power lancé par la Snel, il y a près de deux ans pour résoudre ce problème, la plus grande partie de la commune de Kimbanseke est restée dans le noir. Tricya MUSANSI