Dernière minute
Société
Kosepela ezalaka na retar te. Ata ndele tokosepela kaka". Autrement dit, "Se réjouir n'est jamais tard !. Tôt ou tard, nous nous réjouirons quand même. ", telle est la traduction française de cette phrase en lingala. Un message trouvé, comme d'autres d'ailleurs sur la portière arrière d'un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
La 12ème édition du Forum international des élites féminines (Fief) a officiellement démarré jeudi à Kinshasa pour renforcer les capacités des femmes et des jeunes filles et favoriser leur…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, de SAR le Prince Moulay Rachid et de SA le Prince Moulay Ahmed, a adressé,…
Nation
Assassinats de journalistes, opération Likofi, violences politiques : le secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS renvoie l’ancien président à son bilan. Une charge frontale qui…
Kasaï-Central : les travaux du ravin de l'avenue Kamuandu abandonnés
Le ravin de l'avenue Kamuandu, situé dans la commune de Ndesha à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Central, continue de ravager tout sur son passage. Initiés en 2024 sous la houlette du Gouverneur Joseph-Moïse Kambulu, les travaux de réhabilitation de cette avenue stratégique sont à l'arrêt complet depuis le début de l'année 2025. Ce retard, lourd de conséquences, suscite la colère et l'indignation de la population locale, qui n'hésite plus à dénoncer une gouvernance marquée par les promesses non tenues et la désinformation.
Dans une interview diffusée récemment sur les réseaux sociaux, le Gouverneur Kambulu a déclaré que les travaux du ravin de Kamuandu avaient été achevés. Une affirmation perçue comme une provocation par la population locale, qui vit quotidiennement les conséquences de cet abandon.
" C'est un mensonge blessant. Comment peut-il dire que les travaux sont terminés alors que nos maisons continuent de tomber? " s'indigne un habitant interrogé sur place. D'autres vont plus loin, appelant le Gouverneur à demander pardon publiquement à la population, pour avoir, selon eux, "renié la vérité et tourné le dos à ses responsabilités."
L'avenue Kamuandu, jadis artère importante de Ndesha, s'étendait sur près de 600 mètres et reliait des zones d'habitation au cimetière principal ainsi qu'à l'hospice des vieillards. Aujourd'hui, elle a quasiment disparu, emportée par l'érosion.
Des centaines de maisons ont été englouties, des familles entières déplacées, et les cortèges funèbres ne peuvent plus emprunter leur itinéraire habituel. Les riverains, désemparés, sont contraints de passer par des ruelles étroites et dangereuses, au risque d'accidents ou d'empêchements en pleine cérémonie d'inhumation.
DES APPELS A L'INTERVENTION URGENTE
Le cas du ravin Kamuandu symbolise aujourd'hui, pour beaucoup, l'échec de la gouvernance Kambulu à répondre de manière structurelle aux urgences environnementales. Lancés avec faste en 2024 comme l'un des projets phares du gouvernorat, les travaux ont été abandonnés quelques mois plus tard, sans explication ni communication claire. Pour les habitants de Ndesha, il ne s'agit plus seulement d'un problème d'infrastructure, mais d'une question de dignité, de sécurité et de confiance rompue entre le peuple et ses dirigeants.
" Nous sommes prêts à maudire celui en qui nous avons placé toute notre confiance ", confie une voix anonyme dans la foule. Une déclaration lourde, reflet d'une exaspération croissante dans un contexte où la saison des pluies, en cours, aggrave chaque jour la situation.
Face à cette crise, des appels à l'intervention urgente se multiplient. La société civile, les notables locaux et des leaders communautaires demandent non seulement la reprise immédiate des travaux, mais aussi une réévaluation complète de la gestion de l'environnement urbain dans la ville de Kananga.
Félix MULUMBA Kalemba