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Jean-Marc Kabund rate sa sortie par la grande porte!
L’épilogue «Kabund « est finalement arrivé à sa fin. Du moins, en ce qui concerne le premier épisode en rapport avec ses fonctions au sein du parti présidentiel. A la 11ème rue Limete, Jean-Marc Kabund figure désormais, parmi les vestiges de l’histoire de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parce que définitivement «chassé» du parti. Ainsi, en a décidé la Convention démocratique du parti (CDP), le samedi 29 janvier au siège national de l’UDPS.
Dès lors, doit-on considérer le verdict de cette structure de l’UDPS comme une surprise ? En tout cas, pas a priori. Car, quiconque aurait suivi les différentes réactions, aussi bien de certains cadres que de la majorité des combattants de l’UDPS, serait arrivé à la conclusion que la messe était déjà dite pour le président ad intérim de l’UDPS.
Cependant, l’intéressé lui-même, sans prétendre connaitre ce qu’il avait lui-même en tête, semblait voir les choses se passer autrement. A la manière du fameux linge sale qui se lave en famille. Mais c’était sans compter avec les radicaux du parti qui ont considéré les actes posés par la garde rapprochée de Jean-Marc Kabund sur un militaire de la Garde républicaine, comme un affront tacitement lancé au Chef de l’Etat. Depuis, c’est des révélations à n’en point finir sur Kabund.
Sur les réseaux sociaux, les défauts de celui que les combattants du parti avaient surnommé «maitre-nageur 520 gigas», ont été égrenés et servis aux internautes comme dans un festin en mode self-service. Certains sont allés plus loin, jusqu’à rappeler à Jean-Marc Kabund, la tenue qu’il avait à son arrivée à Kinshasa. D’autres l’accusent de faux et usage de faux, au motif que Jean-Marc Kabund s’était présenté devant feu Etienne Tshisekedi qui l’avait nommé Secrétaire général de l’UDPS, comme un ressortissant Rund du Katanga, alors qu’il était originaire de Lwiza, dans l’actuelle province du Kasaï Central. Que de griefs !
UNE SORTIE HUMILIANTE EVITABLE ?
Dans son édition du 16 janvier, Forum des As titrait, en s’interrogeant à sa Une : «Tempête parfaite au sein de l’UDPS: Jusqu’où ira Jean-Marc Kabund ?»Sans anticiper l’issue de l’affaire, le quotidien de la 11ème rue du quartier Industriel de Limete, avait cependant, émis plusieurs hypothèses sous forme de conseil au concerné.
Dès l’instant qu’il avait annoncé, via un tweet le 14 janvier, sa démission du poste de 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund ne devrait plus reculer.
Nombreux ont été des analyses qui, comme Forum des AS, avaient donc conseillé au président a.i de l’UDPS, de rendre effectivement le tablier pour une sortie honorable. Hélas! L’homme a tergiversé, donnant l’impression qu’avec le recul du temps, ses rapports avec les autres cadres du parti allaient de nouveau se normaliser. Nombreux sont également des observateurs qui avaient lu en Jean-Marc Kabund, l’intention de faire marce-marche. En témoigne, sa dernière déclaration faite le samedi 14 janvier, devant une brochette de combattants et sympathisants de l’UDPS qui s’étaient déplacés ce jour-là, pour lui demander de revenir sur sa décision de démissionner de la vice-présidence de l’Assemblée nationale.
«Sans vous, nous ne sommes rien. Vous êtes dans mon cœur et je vous fais confiance. Ceux qui ont planifié ce qui vient de se faire chez moi, leur joie est de courte durée. Je suis convaincu que leur joie est de courte durée. Laissez-moi le temps de réfléchir et je reviendrai pour vous répondre», avait-il déclaré sous les applaudissements frénétiques de ses partisans. Malheureusement, au même moment, une large banderole d’autres combattants du parti, sur laquelle on pouvait lire à partir du boulevard Lumumba : «KABUND HITLER, DEGAGE», était attachée à la devanture du siège de l’UDPS.
Il faut également souligner le fait qu’en plus du désaveu de ses collègues députés qui ont réitéré leur loyauté au Président Félix Tshisekedi, Jean-Marc-Kabund a été sommé de démissionner officiellement, non seulement de la vice-présidence de la Chambre, mais aussi de la présidence du parti. Aux yeux de plus d’un analyste, ces déclarations en elles mêmes étaient prémonitoires de l’aboutissement de cette affaire. Par conséquent, il appartenait à l’intéressé d’en tirer les conséquences pour une sortie par la grande porte.
Tout bien considéré, des analystes avertis sont unanimes que Jean-marc-Kabund a raté une sortie par la grande porte. Il aurait démissionné aussi tôt qu’il l’avait annoncé, qu’il serait un «héros». Pour ces mêmes analystes, l’exclusion définitive du nouveau «roitelet» du parti, par la CDP, est donc une humiliation qu’il pouvait éviter, s’il avait pensé de quitter le pouvoir avant que celui-ci ne le quitte. Grevisse KABREL