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Jacob Zuma félicite le Ghana pour son soutien à la souveraineté marocaine sur le Sahara : «L’Afrique ne doit plus être divisée pour le confort des étrangers, l’ère de la balkanisation du continent est terminée», a-t-il affirmé
L’ancien président sud-africain Jacob Zuma a salué mardi le soutien du Ghana au plan d’autonomie proposé par le Maroc pour le Sahara, lors de la huitième conférence annuelle organisée à l’Université des études professionnelles d’Accra. Selon M. Zuma, cette position illustre «la priorité accordée par le Ghana à la stabilité et à l’unité du continent» et confère au pays un rôle majeur au sein de la scène africaine.
Le dirigeant du MK Party (MKP) a présenté son parti comme «la seule véritable espérance pour la dernière étape de la libération totale du peuple sud-africain — une libération non seulement des chaînes politiques de l’apartheid, mais aussi de la captivité économique, de la pauvreté, du chômage et de la domination étrangère». Il a critiqué le Gouvernement d’unité nationale (GNU) récemment constitué, qu’il a qualifié d’«arrangement compromis», contrastant avec le MKP, qu’il décrit comme fidèle «à l’esprit de nos aïeux pour assurer liberté, dignité et prospérité à chaque Sud-Africain».
Un programme pour la souveraineté et l’émancipation
M. Zuma a souligné le manifeste du MKP, le People’s Mandate, qu’il considère comme «la base de la vision et de la politique du parti». Ce document fixe des priorités telles que la restitution de la dignité, des terres et des ressources minières, l’exercice du pouvoir par le peuple, l’économie locale, l’acquisition des savoir-faire et des compétences technologiques, la préservation des espaces publics, la sécurité ainsi que la souveraineté sud-africaine sur le continent et dans le monde.
L’ancien président a rappelé la croissance des relations entre Accra et Pretoria, mentionnant plus de vingt accords dans les domaines du commerce, de la défense, de l’agriculture et des technologies de l’information et de la communication (TIC), y compris la récente suppression de l’obligation de visa pour les détenteurs de passeports ordinaires. Depuis 2019, la coopération se déroule au sein d’une Commission binationale présidée par les deux chefs d’État, permettant «un suivi effectif et des résultats tangibles», selon M. Zuma.
Ces accords, a-t-il ajouté, «ne se limitent pas aux textes mais se traduisent en actes — favorisant les échanges économiques, la circulation des savoirs, les liens culturels et les contacts entre populations».
Appel à l’unité africaine et à l’indépendance
M. Zuma a averti contre toute ingérence extérieure, déclarant que «les jours où l’Afrique dansait au son des tambours étrangers sont révolus. Nous frapperons notre propre tambour». Il a exhorté les nations africaines à s’unir contre la domination occidentale : «L’Occident a bâti sa puissance en enchaînant l’Afrique. La nouvelle génération africaine doit bâtir sa puissance en rompant ces chaînes».
Il a insisté sur la nécessité pour le continent de produire non seulement des employés pour des entreprises étrangères, mais aussi des inventeurs, des penseurs et des créateurs de systèmes africains : «Nous devons passer de la salle de classe aux instances de décision, du laboratoire au marché, de l’amphithéâtre aux lieux de pouvoir».
M. Zuma a salué la position du Ghana sur le Sahara occidental comme un exemple de vision africaine, affirmant que «certains peuvent être en désaccord, mais je dis : l’Afrique ne doit plus être divisée pour le confort des étrangers. L’ère de la balkanisation pour servir des agendas étrangers est terminée. En plaçant la stabilité et l’unité au premier plan, le Ghana s’affirme une fois de plus comme un acteur majeur du panafricanisme».