Dernière minute
Société
Difficulté eza souffrance te. Bino moko boyebi". Cette expression dans un mélange en lingala et en français est écrite sur la portière arrière d'un véhicule Mercedes-Benz Sprinter modèle 308. Elle signifie en français : " La difficulté n'est pas une souffrance " ou " La difficulté n'équivaut pas…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Etudiant en troisième licence électricité à l'Institut supérieur des techniques appliquées (Ista/Ndolo), Jean-Fidèle Lokende a réussi à mettre sur pied un système de production de l'électricité à…
Étranger
Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au développement de la République du Burundi, Édouard Bizimana, a salué, vendredi à Rabat, les initiatives…
Nation
Le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu annonce l'ouverture d'une information judiciaire., "au cours de laquelle des investigations rigoureuses sont en cours". La…
Indépendance de la RDC, quelle est la situation de l’Eglise?
(Par l’évangéliste Colin NZOLANTIMA)
Si l’Eternel ne bâtit une maison, en vain les bâtisseurs bâtissent (psaumes 127). Notre pays vient de célébrer son soixante-troisième anniversaire de l’indépendance. Nous avons tous dansé et commémoré cet événement. Quelle conclusion pouvons-nous en tirer ?
L’Eglise ou les différentes communautés religieuses se sont affranchies du joug imposant du colonisateur. La manifestation spirituelle et son impact socioéconomique devaient se concrétiser. Malheureusement nous assistons à la flambée de construction des bâtisses et à la paupérisation du peuple.
La conversion de plusieurs personnes a permis d’éradiquer sinon de réduire certains fléaux dans la société.
QUELLES SONT LES TROIS MISSIONS DE L’EGLISE ?
1. Enseigner. Elle a la mission d’informer la population sur les prescrits de Dieu, de ses commandements pour la prospérité et le bien-être de son peuple. Dans Deutéronome 28, Dieu donne 14 versets de bénédiction liés à l’obéissance aux commandements, et 54 versets de malédiction pour toute désobéissance. Dans ces lois il y a 26% relatifs à la gestion politique et militaire, 6% l’économie, 6.5% l’éducation, 6% la famille, 4% l’hygiène et la santé, 3% l’agriculture, 2% l’art et le divertissement, 1.5% la communication, 1% en cas d’erreur. Soit environ 60% des lois concernent la gestion quotidienne de la cité et non spirituelle. C’est ainsi que certains pays non chrétiens appliquent ces principes et connaissent le développement (le Japon, l’Inde, …). Nos communautés religieuses n’ont pas souvent partagé l’influence de ces principes dans les sociétés.
2. Former. La formation est liée à l’apprentissage, à la répétition, à l’encadrement ; à la préparation des fidèles à des responsabilités dans tous les domaines.
3. Créer des activités. Ce sont les Eglises qui avaient commencé les écoles, les universités, l’agriculture, les centres de santé, les œuvres de bienfaisance. Les vertus (intégrité, probité, honnêteté, compassion, vérité, redevabilité, transparence…) doivent être enseignées dans tous les secteurs de la société. La démission de l’Eglise dans ces domaines a créé des crises sociales multiformes.
LE REVEIL OU LA TRANSFORMATION
En Afrique, l’évangélisation s’est concentrée sur le réveil dans le dualisme, les manifestations spirituelles, la recherche du salut, se préoccuper du Ciel ; et que le matériel n’a pas d’importance… C’est ainsi que 30 des 40 pays les plus pauvres dans le monde s’y trouvent.
Dans la transformation, la Parole de Dieu touche les huit domaines indispensables de la société : le gouvernement, l’éducation, la famille, la science, l’Eglise, l’agriculture, la santé, l’économie. Ainsi, les trois fléaux maléfiques qui sont la cupidité effrénée, l’injustice et la corruption, sont combattus.
LES 4 CARACTERISTIQUES DU TRAVAIL BIEN FAIT
1. Un ministère. Toute activité est digne d’être respectée.
2. Une vocation, un appel, une mission, un mandat dans la société. Chacun de nous doit chercher à connaitre sa place pour mieux s’impliquer, ne pas envier les autres… Il doit rester ferme dans sa destinée.
3. Une passion. Il doit aimer son travail, chercher l’excellence, avoir de l’expertise, chercher constamment à s’améliorer en contact avec les autres experts locaux et étrangers. Cette passion évite les stress et les différentes maladies burn-out.
4. La compassion. On travaille pour résoudre un problème dans la société et non seulement pour gagner de l’argent.
LA MENTALITE GRECO-LATINE ET LE SOUS DEVELOPPEMENT
Dans le livre « La société de confiance » écrit par Alain Peyrefitte (ministre honoraire de l’Intérieur français), il décrit deux mentalités qui affectent l’Europe.
Les pays d’héritage nordique, depuis la réforme entreprise par Martin Luther au XVe siècle, ont développé en chaque personne, la crainte de Dieu dans toute la vie. La créativité et l’esprit d’initiative les caractérisent. C’est ainsi que ces pays sont parmi les plus développés.
La culture gréco-latine, le dualisme, la séparation du sacré et du profane. Elle a besoin d’un « Papa », d’un homme providentiel qui doit tout orienter, organiser, planifier… et les autres sont des «enfants» dans l’incapacité de réfléchir. Ils sont les moins développés et sont confrontés à plusieurs crises.
LA RDC ET LA CULTURE GRECO-LATINE DANS LES COMMUNAUTES RELIGIEUSES
Pendant les soixante années, LE DUALISME s’est imposé. Il faut rechercher le Ciel et non les vertus du travail dans la société. Les Eglises dilapident des millions de dollars dans des futilités, contraire aux enseignements de Christ qui privilégient la connaissance et la compassion dans les structures appropriées (écoles, universités, agriculture, système de santé, œuvres de bienfaisance).
La RDC a des potentialités énormes sous exploitées (la pêche, l’agriculture, les plantes médicinales…) pour une autoprise en charge endogène. Avec les potentiels halieutiques de près d’un million de tonnes annuel, les terres arables et les techniques appropriées de cultures maraichères et vivrières, la transformation de certains produits… la crise alimentaire serait résolue.
La Corée du Sud en 1970 était très pauvre. Le Pasteur Yongghi Cho et les différentes autorités religieuses ont prié et appliqué les trois missions de l’Eglise. Après quarante ans, le pays est parmi les quinze pays les plus riches. Ils ont développé l’éducation, l’économie, la technologie, l’agriculture…
CAIN, QU’AS-TU FAIT DE TON FRERE ?
L’Eglise, qu’as-tu fait de ton frère ? Il est dépouillé, affamé, misérable, malade et incapable de se faire soigner, analphabète, non formé, ignorant de tous les principes divins, … alors que certains se gavent des meilleurs plats au détriment du peuple comme les fils du sacrificateur Eli (1 Samuel 2.12-30). A travers le monde plusieurs communautés se sont fourvoyées et sont devenues les bourreaux de leurs frères. Dans des études sérieuses menées, il s’avère que toutes ces communautés religieuses disposent dans leurs patrimoines suffisamment de ressources pour absorber tous les problèmes (alimentaires, chômage, sanitaires, éducation, formation…) de leurs contrées.
CONCLUSION
Loren Cunningham a dit : «Seuls les gens malhonnêtes ont peur de la vérité». Nous devons être honnêtes pour réaliser que notre évangile a échoué. Nous avons fait d’un pays de merveilles une nation pauvre à cause de notre égoïsme. Les communautés religieuses toutes tendances confondues, disposent de suffisamment de revenus pour endiguer le cercle vicieux de la pauvreté et de la mendicité. La repentance est indispensable pour ramener la Gloire de Dieu dans nos activités par la JUSTICE, L’INTEGRITE, LA COMPASSION… LES VERTUS.