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Incident à l'atterrissage de l'avion présidentiel à l'aéroport de N'Djili : Le PCA de la RVA diligente une mission d'administrateurs
* Le Pr Kin-kiey Mulumba charge cette équipe de se rendre à Kin-Aéro et de faire rapport au Conseil pour des sentences appropriées.
Aux premières heures d'hier jeudi 11 septembre, une coupure d'électricité a perturbé brièvement l'atterrissage de l'avion présidentiel, un Boeing 737 BBJ (T7-RDC) baptisé du nom du prophète Simon Kimbangu. L'aéronef avait à son bord le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui revenait d'Astana au Kazakhstan où il était en visite de 48 heures.
Selon des sources aéroportuaires, l'alimentation de secours aurait mis du temps à prendre le relais, impactant la communication entre la Tour de contrôle et le cockpit. Plusieurs agents de la Régie des voies aériennes (RVA) auraient été interpellés, accusés d'avoir contribué au retard de plusieurs minutes enregistré lors de l'atterrissage de l'avion présidentiel qui a réussi tout de même à se poser sans péril.
Cette défaillance a entraîné la diversion de plusieurs aéronefs vers l'aéroport de Brazzaville/Maya-Maya.
Mission d'enquête
A l'opposé du Directeur général de la RVA, Léonard Ngoma, qui a aussitôt suspendu le commandant de l'aéroport, Lundula Lutshaka, et ce, sans respect de la procédure administrative, le Président du Conseil d'administration, le Pr Kin-kiey Mulumba, a mis en place une équipe d'enquêteurs constituée d'administrateurs de la Régie, avant toute décision concernant ce dossier.
"À la suite de l'incident de la nuit dernière sur l'Aéroport International de N'djili en lien avec l'atterrissage de l'avion présidentiel, j'ai mis en place ce jour une mission d'administrateurs chargée de se rendre sur FIH et de faire rapport au Conseil pour des décisions idoines ", a fait savoir le PCA de la RVA sur son compte X.
Le Pr Kin-kiey Mulumba souligne également que "L'électricité pose des désagréments au Congo et donc sur nos aéroports. Il faut trop souvent recourir aux groupes électrogènes et aux onduleurs pour le balisage et les équipements de la tour, ce qui pose souvent quelques problèmes. Urgence d'aller à la modernisation. "
Suspension illégale et irrégulière
Dans sa lettre, le DG reproche au commandant de l'aéroport de n'avoir pas respecté ses instructions concernant l'achat d'un inverseur de charges et d'avoir maintenu en service un technicien jugé incompétent, lequel n'aurait pas appliqué le protocole prévu pour activer le dispositif de secours.
Dans l'opinion, la suspension du commandant de l'aéroport est jugée " illégale " et en dit plus sur la gestion des équipements évoquées dans la lettre du DG qui voile sa propre responsabilité.
Selon le statut de la RVA, c'est le Conseil d'administration qui suspend un directeur cadre de commandement.
Dans une mise au point en rapport avec l'incident de l'aéroport international de Ndjili impliquant et mettant en danger la sécurité de la navigation aérienne et la vie du Chef de l'Etat, beaucoup de questions sans réponses sont posées au DG Léonard Ngoma.
Question de Leadership
Lorsque Léonard Ngoma écrit dans sa correspondance que le commandant de l'aéroport international de Ndjili est suspendu pour besoin d'enquêtes, la question qu'on lui pose est : Pourquoi ne pas respecter la procédure administrative pour lui permettre de donner sa version de faits en rapport à l'événement. Suspension pour besoin d'enquête apparaît trop ambiguë, soutient-on.
Ce n'est pas tout. Dans la lettre de suspension signée par le DG de la RVA, ce dernier relève des faits reprochés au commandant à savoir: " le non-respect des instructions de la hiérarchie pour l'achat de l'inverseur des charges. La hiérarchie aurait proposé la société SITELE alors que le Commandant aurait retenu l'entreprise UNICOMPEX.
L'insubordination est établie. Question : Qu'a fait le DG Léonard Ngoma pour sanctionner cette faute administrative lourde, punissable dans la convention collective de la RVA-SA?
Pour nombre d'observateurs, cela s'appelle cela '"incompétence", lorsqu'une autorité n'arrive pas à faire respecter ses propres instructions par les subalternes qu'elle est censée diriger et gérer.
Ils ne s'expliquent pas que le DG Léonard Ngoma constate après coup que ses instructions n'ont été ni suivies ni respectées. Pour eux, en un mot comme en cent, il y a un problème de leadership.
DK