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Identification des pasteurs : l'implication des chefs de rue s'impose
Le ministère de la Justice vient d´accorder un délai supplémentaire aux pasteurs et autres ministres de Dieu pour leur identification. C´est ce qui ressort d´un communiqué rendu public par ledit ministère. Quel que soit le délai qui sera accordé à ces ministres, tant que les autorités politico-administratives locales, notamment les chefs de rue, ne sont pas associés à cette opération, le résultat projeté risque de ne pas être atteint.
Vu l´immensité de la ville de Kinshasa avec un nombre très élevé des avenues et rues, dont la plupart sont accessibles difficilement ou même inaccessibles, il sera fastidieux et même impossible aux seuls agents du ministère de la justice de gagner ce pari. C´est pourquoi, pour atteindre l´objectif que le ministère s´est assigné, il faut impérativement élargir le nombre d´enquêteurs.
Pour ce, il importe de mettre en place une stratégie idoine susceptible de porter des fruits, car le plus important ne concerne pas uniquement à identifier les ministres de Dieu, mais à assainir ce secteur où il y a à boire et à manger, et où les scandales, et non les moindres, sont régulièrement enregistrés.
Les victimes du brouhaha
Le plus rationnel serait de commencer, par exemple, à former les bourgmestres de 24 communes sur les tâches qu´ils auront à accomplir sur terrain. Ces derniers, à leur tour, vont restituer les informations reçues aux chefs de quartiers et de localités, et ceux-ci à leurs chefs de rue. Enfin de compte, ces autorités vont sensibiliser leurs administrés sur cette question des églises qui enfreignent les lois du pays sur les nuisances diurnes et nocturnes.
En effet, les grandes victimes de tous ces brouhahas sont les enfants, les enseignants et surtout les malades qui ont besoin de repos. Il se trouve que plusieurs pasteurs ont établi leur église à l´intérieur des parcelles où se trouvent d´autres locataires. Des locataires qui ont des enfants qui doivent répéter leurs leçons. De même, des enseignants ou profs qui sont obligés de préparer leurs matières. Et, comme indiqué plus haut, les malades qui ont besoin de beaucoup de repos et de quiétude.
Sur ce point, la responsabilité des citoyens est capitale. Ils ont le devoir de dénoncer tous ces pasteurs et autres ministres de Dieu qui enfreignent les lois du pays. Il est regrettable de constater que certaines mesures prises par le gouvernement central et l´Hôtel de Ville de Kinshasa en ce domaine ne sont pas mises en application, faute de vulgarisation et de suivi. À titre illustratif, nous citerons celle interdisant la présence de deux églises en moins de 500 mètres. Une mesure qui n´a jamais connu un début d´exécution.
Quid des "hommes de Dieu" citoyens?
Une autre partie prenante à la réussite de cette opération comprend ceux que nous appelons communément "hommes de Dieu". En principe, eux qui apprennent aux autres le respect des commandements de Dieu, devraient être les premiers à se soumettre aux lois du pays. Mais malheureusement, ils sont parmi les premiers citoyens à boycotter les mesures que l´Etat congolais impose à ses citoyens. Sur ce point de vue, ils ne sont pas des modèles pour leurs fidèles.
Face à des faiblesses constatées dans la mise en application de certaines mesures antérieures, le ministère de la Justice est invité à changer de fusil d´épaule. Le souhait des Congolais est de voir le secteur des cultes être totalement assaini et les bonnes mœurs retrouver leur droit de cité en RDC.
Nous devons nous poser la question de savoir pourquoi avec autant d´églises, nous enregistrons tant d´innombrables cas des détournements et d´autres actes immoraux. La multitude des églises a-t-elle échoué dans leur mission? Nous sommes tentés de le croire.
Muke MUKE