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Femmes congolaises, où sont vos fils? Où sont vos filles
(Par l’évangéliste Colin NZOLANTIMA)
Entrepreneur chrétien, évangéliste ardent, Colin Nzolantima ne rate l’occasion d’éveiller les consciences dans ses émissions à la radio ou dans ses interventions publiques. Défenseur d’une chrétienté axée sur le développement, il interpelle, en ce mois de mars, l’opinion qui focalise son regard sur la femme, la mère de la société.
En ce mois de la femme, il nous est judicieux de réfléchir sur les responsabilités des femmes, dans la gestion de la cité.
• « La femme sage bâtit sa maison, Et la femme insensée la renverse de ses propres mains« , stipule Proverbes 14:1.
Les études scientifiques démontrent que la femme est très intuitive, et arrive à trouver des solutions aux problèmes inextricables. Cette sagesse qui lui est attribuée, lui permet d’anticiper des évènements et d’y apporter des solutions. Sa patience, son humilité, sa douceur (sa fermeté dans ses convictions légitimes), permettent l’équilibre de la maison et de la société.
Plusieurs divorces ont eu lieu à cause de ce manque de sagesse, par l’intrusion de l’orgueil, du mépris… Ainsi, nombreuses se fiant à leurs beautés, patrimoines, relations… ont échoué dans leur mission terrestre.
• Comme l’a dit un sage : «La Beauté d’une femme réjouit le regard, c’est le plus grand de tous les désirs de l’homme. Si la bonté et la douceur sont sur ses lèvres son mari est le plus heureux des hommes». (Siracide 36 :21-23)
LA MERE VERTUEUSE
Dans le livre de Proverbes 31 axé sur la femme vertueuse, deux volets nous interpellent: celui de la mère et celui de l’épouse. Nous analysons d’abord les responsabilités de la mère.
• Paroles du roi Lemuel. Sentences par lesquelles sa mère l’instruisit. (Proverbes 31:1) •
2. Que te dirai-je, mon fils? Que te dirai-je, fils de mes entrailles? Que te dirai-je, mon fils, objet de mes vœux?
• 3 Ne livre pas ta vigueur aux femmes, Et tes voies à celles qui perdent les rois.
• 4 Ce n’est point aux rois, Lemuel, Ce n’est point aux rois de boire du vin, Ni aux princes de rechercher des liqueurs fortes,
• 5 De peur qu’en buvant ils n’oublient la loi, Et ne méconnaissent les droits de tous les malheureux.
• 6 Donnez des liqueurs fortes à celui qui périt, Et du vin à celui qui a l’amertume dans l’âme;
• 7 Qu’il boive et oublie sa pauvreté, Et qu’il ne se souvienne plus de ses peines.
• 8 Ouvre ta bouche pour le muet, Pour la cause de tous les délaissés.
• 9 Ouvre ta bouche, juge avec justice, Et défends le malheureux et l’indigent.
La femme vertueuse prend soin de sa famille et de son environnement. Ce texte a deux volets
C’est la mère qui donne la bonne éducation à son fils qui doit régner ou gouverner dans la communauté religieuse, politique, socioéconomique…
Toute personne qui assume une responsabilité dans toute forme d’activité est un roi. Les conseils de la mère s’étendent dans tous ces domaines.
LES CAUSES DES CRISES ET FAILLITES
Les nombreux dérapages que nous vivons aujourd’hui sont le fruit de la démission des mères de leurs missions ou de la désobéissance caractérisée des fils aux instructions reçues de leurs mères.
L’enfant qui s’est détourné des conseils, des vertus prônées par sa mère ne peut apporter des sages conseils.
Une épouse qui n’a pas la notion de compassion, de travail, d’humilité, de douceur, de vérité… ne peut être une aide de son mari.
LES CAUSES DE LA DECHEANCE DES NATIONS
La déchéance d’une nation commence par la cupidité, la corruption et l’injustice de ses élites. C’est souvent les conséquences de l’échec de l’éducation faite par des mères et des épouses. En Rdc, cela a commencé surtout en 1978, avec la déstabilisation de la structure familiale.
Dans le livre saint, les femmes enseignent à leurs fils/filles de ne point s’enivrer, ni courir après les femmes. Ils doivent défendre la JUSTICE. Ils doivent se préoccuper des indigents, des pauvres…
C’est ainsi que Néhémie (Néhémie 5) commence d’abord par reprocher aux magistrats et aux chefs de famille leurs vices pour qu’ils se détournent de leurs mauvaises voies, des pratiques perverses…
«Je résolus de faire des réprimandes aux grands et aux magistrats, et je leur dis : Quoi vous prêtez avec intérêt à vos frères ! Je rassemblai autour d’eux une grande foule», Néhémie 5.7.
Quand Roosevelt arriva au pouvoir, le pays subissait le choc de la crise de 1929. De même, la gestion calamiteuse et corrompue du président Hoover. Du fait de sa bonne éducation, son discours d’investiture était tiré de 1 Corinthiens 13 sur l’AMOUR, LA CHARITE.
Voici un court extrait.
«La charité est patiente, elle est pleine de bonté; la charité n’est point envieuse; la charité ne se vante point, elle ne s’enfle point d’orgueil, elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle ne soupçonne point le mal, elle ne se réjouit point de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité; elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout. La charité ne périt jamais.»
La lecture de ce chapitre a suscité une grande motivation et a poussé tous les Américains au travail. Ils étaient convaincus que la situation allait changer. C’est ainsi que l’économie américaine s’est redressée avec la politique du New Deal.
Peut-on recevoir de bons conseils d’une personne égoïste, orgueilleuse, malhonnête… ?
L’INTROSPECTION
DES MERES
En ce mois de mars, les femmes doivent faire leur introspection. Les nombreux dérapages constatés dans nos nations, en quoi sont-elles responsables ? Ont-elles donné des conseils, ou éduqué leurs fils/filles dans le respect des biens publics ?
Malheureusement, le constat est négatif. Au regard de nombreux scandales financiers, sexuels, politiques, religieux, sociaux… il est évident que ces fils/filles n’ont pas bénéficié de sages conseils de leurs mamans.
Plusieurs gouvernants dans le monde enlèvent aux mères toute possibilité de prendre soin de leurs fils par des lois iniques et inappropriées. L’accaparement des terres agricoles, les nombreuses taxes, l’abandon ou le manque d’entretien des voies d’évacuation de leurs produits agricoles qui pourrissent, les exonérations des produits importés, le manque de politique d’accompagnement. Toutes ces décisions sont des menaces aux statuts de la femme.
Dans le livre «Confessions d’un banquier pourri», l’auteur inconnu a relaté tous les actes pervers commis par les dirigeants politiques, financiers, économiques, professionnels, et religieux pour créer la crise de 2008, à travers la spéculation et la corruption.
Si ces personnalités avaient été bien éduquées par leurs mères, elles n’allaient pas exposer des millions de personnes à la précarité suite aux nombreuses faillites et escroqueries.
LES RESPONSABILITES DES MERES
Toutes les mères devraient interpeller leurs enfants pour en faire des fils/filles susceptibles de promouvoir les vertus et restaurer le bien-être de la communauté. Malheureusement, elles assistent gaiement à la paupérisation de la population par leurs enfants, qui dilapident les ressources et patrimoines nationaux pour des intérêts égoïstes.
Les plaies de la malédiction et de cette complicité silencieuse pourraient frapper leurs familles. Car, le sang de ces victimes, les cris des veuves, des orphelins, des femmes violées, des pères abattus sauvagement… crient plus fort que le sang d’Abel.
Plutôt que de se réjouir avec des pagnes, des manifestations festives, des cérémonies grandioses… il serait judicieux de pleurer et de réfléchir sur nos responsabilités face à tous les maux qui frappent la société.