Dernière minute
Société
"Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants". Cette phrase est le début du Psaume 1:1 dans la Bible. Ce verset décrit l'homme heureux (ou bienheureux) comme celui qui évite l'influence des impies, ne suit pas le chemin des pécheurs et ne s'associe pas aux moqueurs. Bref, il…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Rien ne laissait présager qu’un simple choix vestimentaire allait susciter un tel engouement. Pourtant, en l’espace de quelques heures, le motif du corsage en pagne porté par la Première ministre…
Étranger
La Suisse a affirmé, vendredi, qu’elle "considère l’initiative d’autonomie" présentée par le Maroc "comme base la plus sérieuse, crédible et pragmatique" pour la résolution du différend régional…
Nation
La publication sur les réseaux sociaux d’un ordre de mission collectif attribué au Conseil supérieur de la magistrature (CSM), mentionnant notamment des personnes présentées comme les épouses de…
EN PRELUDE DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES : Les enjeux de l'égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes au menu
Le ministère du Genre, Famille et Enfant a organisé, le week-end dernier à Kinshasa, une journée d'information en prélude de la Journée internationale des droits des femmes (JIF). Cette rencontre a permis de sensibiliser les parties prenantes sur les enjeux de l'égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes en République démocratique du Congo (RDC).
Placée sous le thème international " Pour toutes les femmes et les filles, droits, égalité et autonomisation ", la JIF 2025 met en lumière la nécessité de garantir ces droits à l'échelle mondiale. En RDC, le thème national retenu " La Congolaise au centre de toutes les ambitions ". Cela traduit une volonté d'impliquer activement les femmes dans les projets de développement du pays.
Un contexte marqué par la crise sécuritaire
Cette commémoration intervient alors que la RDC traverse une crise sécuritaire et humanitaire sans précédent, exacerbée par les violences perpétrées dans l'Est du pays. Les exactions du M23, soutenu par l'armée rwandaise, ont contraint plus de 7 millions de Congolais à l'errance. Les violences sexuelles contre les femmes et les filles restent une réalité alarmante, justifiant une mobilisation accrue au niveau national et international.
" Chaque année, nous commémorons cette journée pour informer nos partenaires dont les médias, la société civile, les Institutions publiques et privées sur les actions à mener pour promouvoir les droits des femmes ", a déclaré Madame Esther Kamuanya Biayi, secrétaire générale au ministère du Genre, Famille et Enfant.
Elle a par ailleurs, souligné la nécessité d'un calendrier commun pour harmoniser les initiatives et assurer un suivi efficace des programmes mis en place.
Face à cette situation préoccupante, Esther Kamuanya, a au nom de la ministre du Genre, Famille et Enfant, Léonnie Kandolo, lancé un appel vibrant à l'unité et à l'action.
" Nous, les femmes, avons assez souffert des atrocités de la guerre. Nous voulons la paix, nous voulons la justice, nous voulons que les auteurs de ces actes ignobles soient poursuivis et punis. Nous ne voulons pas de la balkanisation de notre pays, nous voulons un Congo uni ", a-t-elle indiqué.
Elle a également insisté sur le soutien des institutions et du chef de l'État dans cette lutte, rappelant que la voix des femmes congolaises sera portée à la 69e session de la Commission sur le Statut de la Femme (CSW) à New York, où un plaidoyer sera mené avec la diaspora et les partenaires de la RDC.
Des activités phares pour le mois de mars
Le ministère du Genre, Famille et Enfant a prévu plusieurs activités pour marquer ce mois dédié aux droits des femmes.
Cette commémoration de la JIF 2025 s'inscrit dans une dynamique de reconnaissance et de valorisation du rôle des femmes congolaises dans la société. Avec l'accession d'une femme à la primature, une première dans l'histoire du pays la RDC témoigne de son engagement à promouvoir la parité et l'inclusion à tous les niveaux de décision.
Mme Esther Kamuanya Biayi a rappelé que la lutte pour les droits des femmes ne saurait être dissociée de la quête de la paix et de la sécurité. " Levons-nous ensemble pour exiger la fin des violences, soutenir nos forces armées et construire un avenir où chaque Congolais pourra vivre dans la dignité et la sécurité ", a-t-elle martelé.
Tricya MUSANSI