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Captures d'écran n'affiche jamais écran cassé. Rectifions d'abord l'orthographe de certains mots de cette expression. Son rédacteur qui est loin d'être son auteur aurait dû écrire " Une capture d'écran n'affiche jamais un écran cassé".
L'expression " Une capture d'écran n'affiche…
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"Eloko esalaka te bawelelaka te. Mobola akueyaka te"
"Eloko esalaka te bawelelaka te. Mobola akueyaka te", traduit de lingala "Un objet qui ne fonctionne pas, on ne se le dispute pas. Le pauvre ne tombe pas en faillite". Un message tout particulier, lourd de sens et de symbole, à valeur proverbiale. La rue vient de nous étonner à nouveau en nous servant une telle leçon. Elle ne s'illustre pas que par des futilités, des médisances, en tout cas des choses qui n'instruisent pas.
A-t-on déjà vu des gens se précipiter, se ruer sur un objet qui ne fonctionne pas, c'est-à-dire sans valeur ? Que non. En effet, une chose qui ne fonctionne plus n'a plus aucune valeur. Juste bonne pour la poubelle. On y jette à peine un regard quasi furtif, hasardeux. Les exemples sont légion.
Ainsi, conclut le messager anonyme, "le pauvre ne tombe pas en faillite". Daignez ne pas nous en vouloir en ouvrant une porte déjà béante pour expliquer ''être ou tomber en faillite''. Il s'agit d'une entreprise ou une personne qui se trouve dans une situation où elle n'est plus en mesure de payer ses dettes et de respecter ses obligations financières.
Que peut-on attendre d'une personne pauvre, qui n'a rien ? Dira-t-on d'elle qu'elle n'est plus en mesure de payer ses dettes et de respecter ses obligations financières ? Je crains que ce soit oui. Mais il faut être dans le contexte congolais pour bien comprendre la symbolique exprimée par le verbe ''kokueya''. Ce verbe polysémique signifie à la fois ''tomber'' et ''tomber en faillite''. Ainsi, a-t-on l'habitude de répondre à quelqu'un qui vous demande si tel commerçant est encore en activité : ''Akueya !'' traduit en français : ''Il est déjà tombé en faillite !'' ou ''Il a déjà failli !''
Revenons à la première partie ''Eloko esalaka te bawelelaka te'' pour dire que la réalité contenue dans cette partie trouve son contraire en RDC. En effet, dans ce pays, on trouve toujours des personnes qui se précipitent sur tout ce qui ne fonctionne plus.
Au Congo Kinshasa, des véhicules aux habits usés en passant par des chaises en plastique cassées, ils trouvent toujours et encore des personnes qui s'y précipitent. Des véhicules en panne ou qui ne fonctionnent plus servent à être dépiécés et les pièces ainsi rassemblées à être vendues. Et que signifient tous ces jeunes gens qui circulent à longueur de journée dans nos quartiers, sillonnant inlassablement nos rues, en criant :''Mabende tozosomba''(Nous achetons de la ferraille (tout ce qui est fer), en français), ''Bakiti ebukana tozosomba'' (Des chaises en plastique cassées), ''Sapatu ebeba tozosomba'' (Des vieilles chaussures) ? Y compris des vieux vêtements…
Alors, dites-nous si les choses non fonctionnelles n'attirent plus au point qu'on ne se rue plus sur elles ! Si les objets qui ne servent plus ne trouvent plus des preneurs.
Kléber KUNGU