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Eliminatoire Coupe du monde 2026 : «Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir», espère Bakambu
Malgré la désillusion du 9 septembre dernier face au Sénégal (3-2), l’attaquant du Real Betis refuse de baisser les bras. Cédric Bakambu, plus connu sous le surnom de «Bakagoal», a réaffirmé, dans une interview publiée hier mercredi 09 octobre par les services de communication de la Fifa, son rêve le plus cher : voir la République démocratique du Congo décrocher sa qualification pour la Coupe du monde 2026.
Cela fait un demi-siècle que le peuple congolais attend ce moment. Depuis le Mondial de 1974 en Allemagne de l’Ouest, alors que le pays s’appelait le Zaïre, les Léopards n’ont plus foulé les pelouses d’une Coupe du monde. Aujourd’hui, à 34 ans, Cédric Bakambu porte sur ses épaules l’espoir de tout un pays.
Actuellement deuxième du groupe B des éliminatoires africains, la RDC reste en course malgré la défaite 3-2 face au Sénégal le 9 septembre dernier au stade des Martyrs. Ce jour-là, Bakambu avait ouvert le score, avant que les Lions de la Teranga ne renversent la situation.
«Nous restons dans la course, même après cette défaite. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir», a-t-il déclaré, affichant une détermination intacte.
Les Léopards devront désormais battre le Togo et le Soudan tout en espérant un faux pas du Sénégal, leader du groupe avec deux points d’avance. Conscient de la difficulté, Bakambu garde la foi.
«Peu importe si nous nous qualifions directement ou via les barrages. L’objectif reste le même. Ce ne sera pas facile, mais nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir», a-t-il promis.
Face à Sadio Mané et ses coéquipiers, le Congolais a reconnu la valeur de l’adversaire: «Pour moi, le Sénégal est la meilleure équipe d’Afrique. Ils ont l’expérience du plus haut niveau. Personne ne peut dire qu’ils ne méritaient pas leur victoire».
Le Stade des Martyrs en transe
Malgré la défaite, Bakambu garde un souvenir impérissable de cette soirée à Kinshasa.
«J’ai joué plus de dix ans avec l’équipe nationale, mais je n’avais jamais vu le Stade des Martyrs comme ça. Marquer deux buts devant un public pareil, c’était incroyable. Malheureusement, nous n’avons pas pu leur offrir la victoire, mais nous espérons nous rattraper bientôt», a soupiré l’ancien attaquant de l’Olympique de Marseille.
Le célèbre dossard dix-sept congolais reconnaît que ce moment l’a profondément marqué: «Cela faisait longtemps que je n’avais pas marqué à Kinshasa. J’étais envahi par l’émotion. Ce genre de sensation, tout joueur devrait le vivre au moins une fois. Honnêtement, je ne l’oublierai jamais».
Fort de ses trois buts et deux passes décisives lors de la dernière fenêtre internationale, Bakambu se rapproche du record de Dieumerci Mbokani, meilleur buteur de l’histoire des Léopards avec 22 réalisations. Il n’est plus qu’à trois longueurs de ce record.
«Ce n’est pas quelque chose à quoi je pense chaque jour, mais on me le rappelle souvent. Chaque but pour mon pays, c’est comme le premier. L’émotion reste la même».
Un lien profond avec ses racines
Né en France de parents congolais, Bakambu n’avait jamais mis les pieds en RDC avant sa première sélection. «Mes frères et mes parents sont nés là-bas, mais moi, je ne connaissais pas encore le pays. Le football m’a permis de renouer avec mes racines. Quand je suis arrivé pour mon premier stage, j’ai été bouleversé par l’accueil du peuple».
Depuis, il entretient un lien fort avec sa terre d’origine. Il a visité le Kongo Central, le village de ses ancêtres, et y a découvert les traditions et les récits locaux. Par le biais de sa fondation, il soutient plusieurs initiatives sociales: «Cela me permet de me rapprocher du peuple, d’aider comme je peux, avec humilité».
Le rêve de voir les Léopards rugir à nouveau
Pour celui qui a porté les couleurs de Sochaux, Villarreal, Beijing Guoan, Marseille, Olympiacos et Galatasaray, la qualification pour la Coupe du monde serait le plus beau cadeau à offrir à son pays.
«Je suis fier de représenter la RDC. J’aime mon pays, et les gens me le rendent bien. Si nous allons au Mondial, ce sera un rêve accompli, pas seulement pour moi, mais pour tout un peuple».
Et lorsqu’on lui demande s’il rêve aussi de marquer un but à la Coupe du monde, il sourit.
«Ne brûlons pas les étapes! Vous m’avez demandé un rêve, pas deux».
Pour Bakambu, le chemin vers la gloire passe par le travail, la foi et l’amour du maillot. Et si le destin devait lui offrir cette qualification, ce serait bien plus qu’une victoire sportive : ce serait l’accomplissement d’un rêve national, celui de voir les Léopards rugir à nouveau sur la scène mondiale.
Ezechiel Monteirious MONTEIRO