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Directeur du BCNUDH en RDC, Patrice Vahard appelle les hommes à s’impliquer dans la lutte contre le commerce du sexe
Patrice Vahard, Directeur du Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme (BCNUDH) en RDC, a appelé les hommes à s’impliquer dans la lutte contre le commerce du sexe exercé par des femmes en situation difficile.
Ce fonctionnaire des Nations Unies a lancé cet appel le mercredi 31 mai, à l’occasion de la remise par le BCNUDH d’un don en matériels didactiques à l’asbl Pakadjuma Résilience, une organisation qui œuvre pour l’autonomisation et l’auto-prise en charge des femmes de Pakadjuma, un quartier de Limete réputé par le taux élévé de femmes exerçant le commerce du sexe.
« Il est temps que les hommes s’impliquent véritablement dans la lutte contre le commerce du sexe. Il ne faudrait pas que cela soit un combat de la femme seule« , a déclaré Patrice Vahard.
Changer d’attitude à l’endroit des femmes
« Le commerce du sexe est une triste réalité qui ne frappe pas que des quartiers précaires en RDC, mais aussi l’ensemble du Continent africain et les pays pauvres en général. Bien que cette question mérite des solutions plurielles, il existe aussi des solutions simples, par exemple le changement d’attitude des hommes à l’égard de la gente féminine« , a-t-il précisé. » Pour cela, poursuit-il, il faut donc éduquer le garçon, dès le bas âge, à respecter et à avoir des relations différentes avec la fille et la femme. Le garçon doit apprendre à ne pas violer, ni violenter la fille ou de la femme… celui qui le fait devrait avoir honte. La masculinité, la force physique et la force financière ne doivent pas servir à avilir, assujettir, humilier, amoindrir la femme« .
Le commerce du sexe, une honte pour la société
« Si la jeune fille ou la jeune femme est obligée de se pervertir, pour pouvoir exister dans une société, trouver à manger… c’est la société qui devrait avoir honte de n’avoir que ça à offrir à nos femmes. Il faut donc que les hommes assument la responsabilité de porter la honte de voir que la femme, la jeune fille soit obligée d’exercer ce commerce, en continuant à payer le prix du silence de cette face regrettable de notre société et de notre temps« , a reconnu le Directeur du BCNUDH. Aimé TUTI/CP