Dernière minute
Société
Dans le cœur battant de Kinshasa, la lutte contre les inondations gagne du terrain. Dans le regroupement communal de la Funa, les travaux de construction des murs de soutènement le long de la rivière Kalamu affichent désormais un taux d’exécution de 80 %, signe d’une avancée significative vers…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Avocats Sans Frontières (ASF) a lancé un projet d’assistance judiciaire à la prison centrale de Makala. Cette initiative permettra aux ONG locales travaillant avec AVS…
Étranger
La République du Honduras a décidé de suspendre sa reconnaissance de la pseudo "rasd".
Cette décision a été communiquée à M. Nasser Bourita, ministre des Affaires…
Nation
L’Assemblée nationale de la RDC a franchi une étape majeure en déclarant ce jeudi 23 avril, recevable le projet de loi autorisant la ratification du Protocole pour l’élimination du…
Des pratiques maffieuses au Péage de Kasangulu font perdre beaucoup d'argent à l'État
Le péage de Kasangulu, situé à plus ou moins 1000 mètres de la cité qui porte le même nom, sur la route Matadi, est le plus important point de perception de la taxe routière de la RDC. Cette position se justifie par l'important trafic que connaît la Nationale n° 1, sur le tronçon Kinshasa-Matadi. En conséquence, les recettes que produit ce point de péage sont très juteuses. Mais à voir l'environnement dans lequel son personnel travaille et surtout les nombreux nids-de-poule qui jonchent cette importante route, colonne vertébrale de l'économie congolaise, beaucoup de Congolais ont raison de s'interroger sur l'utilisation de ces fonds.
"Il se passe une maffia à peine croyable dans les transactions qui s'opèrent dans le bureau de péage, provoquant un manque à gagner au détriment du trésor public. Et cette maffia doit être dénoncée", proteste un conducteur qui a requis l'anonymat.
De quoi s'agit-il exactement ? Les conducteurs des gros véhicules, généralement des remorques qui transportent les marchandises de certains opérateurs économiques, se permettent d'embarquer les effets d'autres clients avec, comme conséquence le dépassement des charges. Pour que leur supercherie ne soit pas découverte par leurs patrons, qui devront payer un montant dépassant celui reconnu officiellement, ils ont mis en place un mécanisme de fraude dont, eux seuls connaissent le secret.
Ils s'arrangent avec les propriétaires des engins roulants à trois pneus pour décharger le surplus des marchandises avant la pesée au bureau de péage.
Une fois cette opération terminée, ces engins passent de l'autre côté pour recharger les remorques qui auront ainsi payé moins qu'ils l'auraient dû.
Cette maffia, comme on le voit, profite amplement aux conducteurs des remorques et aux agents du bureau de péage qui sont au courant de ces actes répréhensibles, parce qu'ils sont posés à leurs yeux.
Voilà un fait palpable qui prouve à suffisance que le Congolais n'aime pas son pays. Au lieu de contribuer sensiblement à la maximisation des recettes de cette structure pour permettre à l'État d'avoir beaucoup de moyens de sa politique, les compatriotes assignés à la tâche de perception des fonds sont les premiers à saborder l'effort du gouvernement.
Un environnement insalubre à côté d'une mine d'or.
Concernant l'environnement de travail de cette structure, il est écœurant de constater que l'insalubrité y règne en maître. Pas de latrines modernes. La plupart des passagers qui font escale à cet endroit en attendant les formalités à accomplir par le chauffeur, sont souvent contraints de faire leurs besoins dans la nature, avec tous les risques possibles de propagation des maladies contagieuses.
Aucun restaurant ou cafétéria n'y a été construit pour permettre aux clients en partance ou en provenance de Kinshasa de prendre leurs casses croûtes. En conséquence, ils jettent toutes sortes d'ordures sur la chaussée ou à côté, ternissant l'environnement de ce milieu qui, sous d'autres cieux, est attractif.
En principe, la présence du bureau de péage à cet endroit aurait dû favoriser le développement de quelques activités socio-économiques génératrices des revenus au profit des populations environnantes. Mais depuis l'installation de ce bureau, rien de tel n'a été enregistré. Ni le territoire de Kasangulu ni la province du Kongo central ne bénéficient pas grand'chose de la présence de cette machine à sous.
Les élus nationaux et provinciaux de cette entité politico administrative devraient chercher à voir clair sur ce dossier. Voilà une matière qui devrait constituer une bonne partie de leurs vacances parlementaires.
Muke MUKE