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DANS UNE DECLARATION COMMUNE : Kabila, Katumbi, Sesanga et Fayulu plaident pour la tenue d’un dialogue inclusif
Des poids lourds de l’opposition exigent la tenue d’un dialogue inclusif entre Congolais, afin de s’attaquer aux causes profondes de la crise sécuritaire et politique que traverse le pays. Ils estiment que le retour durable de la paix dans l’est du pays est à ce prix.
Dans une déclaration commune rendue publique dans la nuit du 30 avril au 1er mai, Joseph Kabila, Moïse Katumbi, Martin Fayulu, et Delly Sesanga appellent à une solution congolaise à la crise en cours au pays. Ils expriment leur soutien à l’initiative conjointe Cenco-ECC qu’ils présentent comme le seul cadre capable de réunir des Congolais autour d’une même table pour discuter des racines de la crise et des solutions durables.
Aussi appellent-ils les autres acteurs, à savoir : l’Union africaine, les facilitateurs de Doha et de Washington, à apporter leur soutien à l’initiative ECC-Cenco et à coordonner leurs efforts dans l’intérêt de la stabilité du pays et de la région des Grands Lacs.
Pour ces opposants, la signature de la déclaration conjointe entre les délégués du gouvernement et de la rébellion de l’AFC/M23 et la déclaration des principes entre Kinshasa et Kigali sous les bons offices des Etats-Unis, représentent une avancée «significative» dans la résolution de la crise sécuritaire mais elles ne constituent pas une base «suffisante» pour une solution définitive et durable de la crise.
Les quatre leaders de l’opposition congolaise ont, dans une déclaration conjointe, souligné que les initiatives des pays amis et organisations régionales et internationales ne peuvent remplacer la recherche par des Congolais eux-mêmes des solutions à leurs propres problèmes.
«Proclamons en conséquence, qu’un dialogue interne est indispensable pour permettre aux Congolais d’identifier les causes profondes internes et externes de la crise et de lui trouver des solutions pérennes; et à cet effet, réaffirmons notre soutien à l’initiative conjointe CENCO-ECC, qui a le triple mérite d’être, à ce jour, la seule initiative portée par des Congolais, privilégiant un dialogue de toutes parties prenantes congolaises sans exclusive, et soucieuse d’examiner congolaise dans sa globalité, avec objectif : « la paix et le bien vivre ensemble Congo comme dans la sous-région», dit la déclaration.
Les signataires ne s’arrêtent pas là. «Exhortons instamment les responsables des autres initiatives majeures - notamment celles de l’Union Africaine, Doha et Washington à apporter un appui résolu à l’initiative ECC-Cenco, et à œuvrer, dans un esprit de concertation et de synergie, à l’établissement des mécanismes efficaces de coordination entre elles, dans l’intérêt de la stabilité du Congo et de la paix durables au Congo et dans la Région des Grands Lacs».
Pour ces cadors de l’opposition congolaise, toute initiative qui ne prend pas en compte les causes profondes de la crise ne peut qu’apporter des solutions «factices» et «éphémères».
«Convaincus, par ailleurs, que toute solution qui ne prend pas en compte les causes profondes endogènes de la crise, que sont la violation intentionnelle de la Constitution, la poursuite de la gabegie financière, la mauvaise gouvernance, la violation systématique des droits humains, la restriction des libertés fondamentales et la consolidation de la dictature, par les tenants actuels du pouvoir, de surcroît illégitimes parce que issus de la fraude électorale, ainsi que des causes exogènes telles que la violation des frontières, l’exploitation illicite des minerais de la RD Congo, ne peut qu’être factice et éphémère; Réitérons notre détermination à œuvrer ensemble pour une solution durable à la crise, permettant de rétablir la cohésion nationale et la démocratie, de rendre son indépendance à la justice, et de mettre rapidement fin au calvaire de nos compatriotes dans l’Est, ainsi que dans toutes les autres régions du pays», se sont-ils exprimés.
Par ailleurs, les signataires exigent, pour garantir la participation de tous dans les meilleures conditions, le retour «à leur domicile de tous les exilés politiques, ainsi que dans leurs résidences respectives».
Ils saluent les efforts déployés par les différents médiateurs, de Doha à l’Angola, en passant par Nairobi et la Tanzanie, «qui ont tous insisté sur la nécessité d’un dialogue inclusif entre Congolais», souligne la déclaration.
Enfin, ils rappellent qu’avec la signature de la déclaration conjointe entre Kinshasa et l’AFC-M23 le 24 avril dernier, la voie pacifique est désormais privilégiée et que «l’engagement au désarmement est désormais réel ».
Cette déclaration commune des opposants survient en même temps qu’un important déploiement diplomatique qui a eu lieu le 30 avril à Doha, alors que Kinshasa et Kigali devraient présenter, ce 2 mai à Washington, un projet d’accord de cessez-le-feu dans l’est du pays.
L’opinion attend voir comment va réagir le Président Félix Tshisekedi à cette déclaration conjointe de l’opposition qui avait boudé les consultations qu’il avait initiées pour entre autres but apporter des solutions à la crise sécuritaire dans l’Est. De l’autre côté la même opinion va suivre de près ces opposants qui aujourd’hui tentent de parler d’une même voix, sachant qu’ils ne partagent pas tous les mêmes agendas. Combien de temps resteront-ils soudés pour élever, ensemble, pour leur voix pour la cause du Congo.
FDA