Dernière minute
Société
Suka ya mbangu eza kaka ko pema". Le secteur des transports en commun livre, une fois de plus et pour la joie des lecteurs de notre chronique culturelle " Au-delà du lisible", ses plus grands secrets. A la manœuvre, des auteurs anonymes qui ont choisi des véhicules Mercedes Benz, toutes séries…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
* L'audience renvoyée au 12 mai pour suites des débats.
La Haute Cour militaire a décidé de renvoyer au mardi 12 mai la suite du procès du lieutenant-général Philémon Yav, ancien commandant…
Étranger
La République de Zambie a réaffirmé, jeudi, sa position ferme et constante en faveur de l'intégrité territoriale et de la marocanité du Sahara.
Elle a également salué l'…
Nation
Le parti d’opposition Ensemble pour la République est monté au créneau contre les ambitions de réforme constitutionnelle affichées par le président Félix Tshisekedi. Dans une déclaration politique…
Cartes d'identité pour citoyens : l'année se termine sans aucune solution
Personne ne comprend plus rien. A quelques jours de la fin de l'année 2024, à part le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, quelques Hauts magistrats et des journalistes chanceux, des millions des Congolais attendent d'entrer en possession de la nouvelle carte d'identité. Pourtant, l'Office national d'identification de la population (Onip) avait annoncé, avec tambour et trompette, qu'après avoir délivré au premier citoyen de la République sa carte d'identité, l'opération allait se poursuivre pour l'ensemble de la population. Mais qu'est-ce qui justifie cet échec ?
Faute d'avoir eu la possibilité de rencontrer les responsables de cet office pour recueillir les informations plausibles, il nous importe de rappeler ici que c'est depuis plus de trente ans que la République démocratique du Congo (RDC) peine à mettre sur pied un programme national d'identification de sa population.
D'aucuns avaient espéré que la création de l'Onip résoudrait cette question, mais fort est de constater que cet office n'a apporté aucune solution. C'est pourquoi, les uns et les autres ne cessent de se poser la question de savoir à quel niveau se trouve exactement la difficulté.
Pour mémoire, c'est depuis l'époque de la 2ème République mobutiste que les Congolais avaient disposé de cartes d'identité pour citoyens infalsifiables. Depuis la chute du maréchal- dictateur, aucun des Gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays ne s'est soucié véritablement de la mise en place d'un programme d'identification de la population suivi de l'octroi de cartes d'identité.
À l'époque du règne de Joseph Kabila, il a été conclu un contrat aux allures floues entre d'une part le centre commercial Hypnose de Lubumbashi et l'entreprise Semlex, et d'autre part le Gouvernement congolais. Comme il fallait s'y attendre, les résultats escomptés n'ont pas été atteints. Les Congolais sont restés sans carte d'identité jusqu'à la fin de la kabilie.
Avec la détermination qu'a affichée le pouvoir de Félix Tshisekedi pour résoudre cette question, la population avait poussé un ouf de soulagement avec l'espoir que les citoyens congolais allaient disposer désormais d'une carte d'identité infalsifiable comme à l'époque du Mouvement populaire de la Révolution (MPR), parti-État. Mais nous ne sommes pas sortis malheureusement de l'ornière.
Ce qui est déplorable dans ce dossier est l'indifférence qu'affichent les élus à ce propos. Qu'ils soient du pouvoir ou de l'opposition, les députés ont toujours rangé cette question dans les tiroirs. C'est comme si le manque de cartes d'identité est tout à fait normal en RDC. Pourtant, il y a bel et bien une imprimerie de haute qualité à l'Hôtel des monnaies de la Banque centrale du Congo (BCC) capable de produire des cartes de qualité, comme nous l'avons indiqué dans l'une de nos précédentes parutions concernant la production de passeports.
Au lieu de recourir à cette solution facile, le Gouvernement veut se faire des soucis pour rien. Entre temps, le temps passe et les citoyens continuent à vivre dans l'incertitude avec des cartes d'électeur problématiques. Nous osons espérer qu'à la session ordinaire de mars 2025, les députés nationaux se pencheront sur cette question qui n'a que trop duré. Muke MUKE