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Budget 2024 : Vivement la réhabilitation et la modernisation des casernes
Les deux chambres législatives s’apprêtent à ouvrir dans quelques jours leurs sessions du mois de septembre, consacrées au vote du budget de l’année 2024. Plusieurs actions, comme d’habitude, seront projetées dans la rubrique des dépenses. Mais au finish, généralement, très peu de réalisations sont au rendez-vous. Pour preuve, il suffit de jeter un regard sur les budgets de cinq dernières années de la législature finissante.
Au regard de la situation des casernes qui abritent nos militaires et nos policiers, les élus sont invités à être très regardants sur ce sujet. Si le gouvernement n’ a pas prévu des fonds pour la réhabilitation et/ou la construction de nouvelles casernes. En leur qualité d’autorité budgétaire, députés et sénateurs sont appelés à corriger cette situation.
Le constat est tout simplement déplorable concernant les casernes de la RDC. Construites avant l’indépendance, la plupart ont vieilli et sont totalement délabrées. Il faut les réhabiliter et les moderniser absolument. À titre exemplatif, nous citons les camps Lufungula et Kabila. Pour l’honneur et la dignité de nos policiers, des moyens financiers costauds doivent être mis à disposition pour les rendre décents. La promiscuité dans laquelle vivent les policiers logés dans ces deux camps, ainsi que l’état même desdites habitations les exposent à des épidémies de diverses natures. D’où l’impérieuse nécessité de réhabiliter de fond en comble ces deux sites.
D’autres casernes, érigées sur des sites devenus aujourd’hui inappropriés, méritent d’être carrément délocalisées. C’est le cas du plus grand camp militaire du pays, le camp Lieutenant-Colonel Kokolo. Construit à l’époque coloniale où il s’appelait camp Léopold II, le camp Kokolo a été érigé dans cet emplacement pour servir de barrière entre la cité des indigènes et la commune de Kalina, débaptisée Gombe, où vivaient des expatriés. Aujourd’hui, cette caserne se retrouve en plein milieu de la ville de Kinshasa, entourée des civils. Ce qui n’est pas conforme aux standards internationaux, et surtout du point de vue sécuritaire. Vu les convoitises dont la RDC est l’objet de la part du Rwanda, Un camp de cette importance devrait être construit à la frontière avec ce pays pour dissuader toute tentative d’agression comme c’est le cas actuellement. Dans ce cas, ce camp serait réhabilité pour loger les policiers.
Il convient en plus de refaire l’image du camp colonel Ebeya à Mbanza Ngungu, la base de Kotakoli et celle de Kitona, sans oublier d’autres. Le but est de faire comprendre aux uns et aux autres, surtout à nos voisins que la RDC est en train de redevenir très puissante comme à la bonne vieille époque de la Force publique.
Le social également
De même que nous invitons les députés et sénateurs à doter les FARDC et la PNC des moyens appropriés pour la modernisation de leurs infrastructures de base, de même un accent particulier devra être mis dans l’amélioration significative des conditions de vie de nos compatriotes sous le drapeau.
En règle générale, un militaire ou un policier n’a pas de salaire. Dans le cas d’espèce, on parle de solde. Cela suppose que l’Etat, après avoir pourvu à tous les besoins primaires et essentiels de ces hommes, leur octroie une somme pour compléter ce qu’il faut pour leur vie d’hommes. Ils ne doivent pas se soucier de quoi que ce soit surtout lorsqu’ils sont au front.
En temps de paix, les hommes en uniforme sont mis à contribution pour les travaux d’intérêt communautaire. Dans une synergie de convivialité avec les civils, ils se tissent des relations pour une société égalitaire où il n’existe pas de méfiance entre les deux groupes et où les cas de carnage tels que nous venons de les vivre à Goma ne peuvent pas survenir. Ce pour l’honneur du pays et le bonheur des Congolais. Muke MUKE