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Boxe: Martin Bakole s'attend à une revanche pour le mondial après le nul face à Ajagba
Ce devait être le grand soir de Martin Bakole. Celui de la relance, de la reconquête, et du retour dans la course au titre mondial. Mais à Riyad, face à un Efe Ajagba bien plus coriace que prévu, le poids lourd congolais a dû se contenter d’un match nul frustrant. Une revanche s'avère, dès lors, inévitable pour départager deux hommes qui n’ont pas su se départager, ni convaincre totalement.
La nuit était tombée sur Riyad quand Martin Bakole a remonté une fois de plus les marches vers le ring. Ce samedi 3 mai, le boxeur congolais avait rendez-vous avec son avenir, deux mois après une défaite éclair contre Joseph Parker qui avait laissé des traces.
Cette fois, Martin Bakole avait eu du temps pour se préparer. Cette fois, il n’y avait pas d’excuse. Cette fois, c’était Ajagba et non l’urgence qui se dressait sur sa route.
Face à lui, le Nigérian Efe Ajagba, 30 ans, silhouette sèche mais mobile, classé 3ème au classement IBF des lourds. Bakole, lui, partait de la 10ème place, avec, dans son viseur la ceinture mondiale détenue par Daniel Dubois. Et pourtant, ce duel aux allures d’éliminatoire mondial n’a accouché d’aucun vainqueur.
Un combat tendu, cadenassé
Sur le ring, les deux poids lourds ont livré un combat tendu, cadenassé, où les occasions nettes se sont faites rares. Bakole, plus massif (135,6 kg contre 108,9 kg), a tenté d’imposer sa puissance, mais il s’est retrouvé en difficulté face à la mobilité et au jab précis d’Ajagba, surtout dans les premiers rounds. Le Congolais a fini plus fort, tentant le tout pour le tout, sans jamais parvenir à faire vaciller son adversaire.
À la lecture des cartes des juges, le verdict est tombé : match nul majoritaire (95-95, 95-95 et 96-94 en faveur d’Ajagba). Une décision rare en boxe, mais fidèle au scénario d’un combat sans domination claire.
«J’ai gagné, pour être honnête. Mais ce n’est pas à moi de décider, c’est aux juges», a commenté Bakole, déçu mais combatif, au micro de Boxemag.
Ce nul loin d’arranger Bakole et Ajagba
Ce nul, loin d’arranger qui que ce soit, gèle la catégorie IBF. Ni Bakole ni Ajagba ne peuvent légitimement prétendre affronter Daniel Dubois dans l’immédiat. L’organisation pourrait donc être contrainte de trancher… en reconvoquant les deux hommes pour un second combat décisif.
Une perspective qui arrange Bakole. Si ce premier acte fut mitigé, le Congolais connaît désormais son adversaire, ses failles et ses forces. Une nouvelle chance, dans quelques mois, pourrait lui permettre de corriger le tir — et, cette fois, de convaincre.
«Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends », a-t-il publié sur ses réseaux sociaux, fidèle à son état d’esprit de guerrier.
Riyad n’a pas offert de ticket direct pour un championnat du monde, mais elle a posé les bases d’un deuxième affrontement incontournable. Dans cette équation, Bakole ne perd ni sa place ni ses espoirs. En l’absence de véritables challengers entre lui et Ajagba dans la hiérarchie IBF. Sa stagnation au classement ne devrait pas menacer sa position.
Mais à l’heure du second acte, il n’y aura plus de place pour les approximations. Bakole devra dominer, impressionner, et surtout gagner. Sans cela, son rêve mondial pourrait définitivement s’éloigner.
Christian-Timothée MAMPUYA