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Bilan des incendies de mardi dernier : 1 femme brûlée à Dumez et 45 maisons calcinées à Matadi Kibala
La nuit du lundi 21 au mardi 22 août a été maussade pour les vendeurs de l’entrée du camp PM à Matadi Kibala et pour la famille d’un pasteur située au camp Dumez, non loin de l’Université panafricaine, dans la commune de Mont Ngafula. Au marché de fortune situé à l’entrée du camp PM à Matadi Kibala, 410 tables et 45 maisons ont été entièrement calcinées. L’incendie qui s’y est déclaré entre 22h et 23 h a embrasé tout sur son passage. Les jeunes gens riverains de ce marché de fortune n’ont pas pu éteindre les flammes de feu avec leurs moyens de bord. Par la grâce divine, aucune perte en vie humaine n’a été déplorée.
Pour éviter la propagation de l’incendie, la SNEL a été obligée d’arrêter l’alimentation de l’énergie électrique à partir de sa cabine située dans le périmètre dudit marché.
Il est à souligner que les vendeurs de ce lieu de négoce sont ceux que le gouvernement a placés là, après le drame de février 2022 où plus ou moins 30 personnes ont perdu la vie par électrocution au marché Matadi Kibala, situé un peu plus haut par rapport au camp PM.
Outre cet incendie dont les médias ont fait large écho, il s’est produit un autre, la même nuit, au camp Dumez, en face de la Cité Verte. Dans le cas présent, il s’agit de la maison d’un pasteur située à côté de l’Université panafricaine, qui a pris feu. La femme de ce pasteur n’a pu s’échapper des flammes qui ont complètement réduit en cendre leur résidence. Son propre corps a été méconnaissable.
Selon un agent de la police nationale qui a fait partie de l’équipe dépêchée sur les lieux de deux drames, le court-circuit a été à la base de ces deux sinistres.
II est regrettable qu’en RDC les autorités ne tirent pas des leçons des drames passés. Ce sont des tristes événements qui prennent toujours le devant. Aucune anticipation dans leur mode de gestion.
Concernant la répétition des cas d’incendie des maisons, l’opinion a toujours plaidé pour l’augmentation du nombre de camions anti incendie dans la capitale. Car, il est inadmissible qu’une très grande agglomération comme Kinshasa puisse compter uniquement neuf véhicules anti incendie dont cinq sont d’ailleurs en panne et les quatre qui sont opérationnels se trouvent positionnés dans la commune de la Gombe.
Pour remédier à cette situation, un député vient d’initier un projet de loi portant organisation de la profession des sapeurs-pompiers. Ce corps n’existe pas en RDC. Si la Chambre basse du Parlement vote ce texte, cela sera une première dans notre pays, et une véritable révolution. Voilà une opportunité de création d’emplois par ce temps où le taux de chômage ne fait que grimper.
Ces drames ne peuvent pas être examinés sans que nous parlions de la responsabilité de la SNEL. Cette société est pour beaucoup dans de nombreux cas d’incendie enregistrés ci et là dans la capitale. Quand bien même les propriétaires de maisons sont condamnables à cause de leur négligence, la société nationale d’électricité endosse la grande part de responsabilité pour la mauvaise gestion de ses réseaux. En principe, tout raccordement doit être validé par les ingénieurs de cette société. Ce qui ne se fait malheureusement pas.
Mais, malgré la répétition des incendies, des dispositions appropriées ne sont pas arrêtées pour réduire drastiquement le nombre de ce type de drames. Sous d’autres cieux, de fortes amendes et d’importants dommages-intérêts seraient infligés à cette société. Muke MUKE