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Kosepela ezalaka na retar te. Ata ndele tokosepela kaka". Autrement dit, "Se réjouir n'est jamais tard !. Tôt ou tard, nous nous réjouirons quand même. ", telle est la traduction française de cette phrase en lingala. Un message trouvé, comme d'autres d'ailleurs sur la portière arrière d'un…
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Beni : la délivrance retardée des diplômes universitaires compromet l'insertion professionnelle des finalistes
Le retard dans la délivrance des diplômes aux étudiants finalistes des universités et institutions supérieures de Beni suscite de nombreuses inquiétudes au sein de la communauté académique. Cette situation, régulièrement dénoncée par les anciens étudiants, constitue un frein réel à leur insertion professionnelle et à la reconnaissance officielle de leurs compétences.
Selon la professeure Dina Yalala qui a été abordée par Forum des As à Beni, hier dimanche 15 février, plusieurs facteurs expliquent ces retards. Elle évoque notamment l'irrégularité de certains étudiants qui, faute de moyens financiers, accumulent des dettes empêchant l'institution d'envoyer leurs diplômes pour signature auprès de la tutelle. À cela s'ajoutent les difficultés financières des établissements eux-mêmes, qui tardent parfois à réunir les ressources nécessaires pour finaliser les procédures administratives.
D'autres lenteurs interviennent également à l'administration centrale, notamment lors de la signature et de la libération des diplômes par les services compétents à Kinshasa. La distance géographique et les contraintes d'acheminement des courriers entre la capitale et l'Est du pays contribuent aussi à prolonger les délais d'obtention des documents académiques, poursuit Dyna Yalala.
Ces retards ont des conséquences directes sur la vie professionnelle des diplômés, souvent incapables de prouver officiellement leur qualification. Sans diplôme certifié, certains se voient refuser un emploi, une promotion ou une reconnaissance administrative, malgré les compétences acquises au cours de leur formation, conclut la professeure.
Pascal NDUYIRI