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Audit externe du fichier électoral : la CENI dit non au quatuor de l’opposition
La Plénière de la CENI à l’opposition qui exigeait l’audit externe du fichier électoral est officiellement tombée hier lundi 10 juillet : c’est non. La Centrale électorale avait pris cette décision à l’issue de l’assemblée plénière du vendredi 7 juillet qui a statué sur quelques questions liées au processus électoral.
L’institution indépendante chargée d’organisée les élections trouve » illogique d’entreprendre un autre audit externe du fichier électoral sans une justification solide ».
La Plénière note, qu’à part la récusation de la composition de la mission d’audit externe, aucun argument sérieux n’est venu contredire les conclusions de cette mission, indique le communiqué de la CENI.
» La Plénière trouve ainsi illogique d’entreprendre un autre audit externe du fichier électoral sans une justification solide. Enfin, diligenter une nouvelle mission d’audit externe du fichier électoral risquerait d’éloigner la CENI de ses priorités courantes et prochaines qui se focalisent sur les étapes devant conduire à l’organisation effective, et dans le délai, des scrutins du 20 décembre 2023 « , argumente le CENI. DK
S’agissant de la publication des listes électorales, la CENI fait savoir que la réponse se trouve dans la loi électorale :
» Au stade actuel des opérations, les préoccupations soulevées par les parties prenantes sont d’ores et déjà rencontrées par l’article 8, alinéas 1, 2, 3 et 4 de la Loi électorale qui dispose que trente jours au plus tard avant la campagne électorale, la CENI publie la liste définitive des électeurs par centre vote avec indication du bureau de vote. Le fichier électoral national est rendu disponible sur le site internet de la CENI suivant les modalités définies par elle « .
La Centrale électorale promet de publier, selon les prescrits de la loi, sur son site internet, la liste des électeurs. Pour la CENI, les parties prenantes auront ainsi l’opportunité de procéder à tout type d’opérations de contrôle et ou d’audit.
» L’audit externe du fichier électoral ne constitue pas en soi une exigence légale, et moins encore réglementaire dans le contexte de la RDC. Cet audit est plutôt une activité calendaire qui fait partie des bonnes pratiques reprises dans le plan stratégique de la CENI en vue de répondre au souci de transparence dans la constitution du fichier électoral et de toutes les autres opérations. C’est de plein gré que la CENI s’y est soumise « , lit-on dans le communiqué parvenu à Forum des As.
Lire ci-dessous, l’intégralité de la position de CENI à la demande de l’opposition. Didier KEBONGO


