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À Addis-Abeba, Tshisekedi et Antonio Guterres échangent sur la sécurité régionale et le multilatéralisme
En marge du 39ème Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, le Président Félix-Antoine Tshisekedi s’est entretenu le samedi 14 février avec le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Antonio Guterres.
Au cœur des échanges : la coopération entre Kinshasa et le système onusien, la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs et le renforcement d’un multilatéralisme jugé plus équitable. Les deux personnalités ont également évoqué le rôle stratégique de la RDC, désormais membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Le Chef de l’État congolais a réaffirmé l’engagement de son pays en faveur de la paix, appelant à passer «des exhortations aux actes» pour garantir le respect strict du droit international et des engagements pris dans les cadres régionaux et internationaux. Il a notamment insisté sur la nécessité d’un appui technique crédible de la Monusco afin d’assurer l’opérationnalisation effective du mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu, conformément à la résolution 2808 du Conseil de sécurité.
Antonio Guterres a, pour sa part, assuré de l’appui des Nations Unies dans la mise en œuvre de l’architecture de cessez-le-feu établie. Il a salué l’entrée de la RDC au Conseil de sécurité, soulignant la volonté affichée par Kinshasa de défendre un multilatéralisme «juste et efficace».
Au-delà d’une reconnaissance diplomatique, la présence congolaise au Conseil de sécurité se veut porteuse d’une ambition plus large : celle d’une Afrique décidée à peser davantage dans la gouvernance mondiale, à travers le dialogue, la responsabilité collective et une représentation équitable dans les instances où se dessinent les équilibres de demain.
Jérémie ASOKO