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60 jours de grâce pour évacuer câbles et conduites installés dans les caniveaux
Le Gouvernement provincial de la Ville de Kinshasa durcit le ton face à l’occupation anarchique des caniveaux urbains. Dans un communiqué officiel signé le 28 janvier, le ministre provincial des Infrastructures, Travaux publics, Affaires foncières, Urbanisme et Habitat, Alain Tshilungu, annonce de nouvelles mesures relatives à l’évacuation volontaire des câbles à fibres optiques, des câbles électriques ainsi que des conduites d’eau installés dans les caniveaux de la capitale.
Les opérateurs de télécommunications, les sociétés de distribution d’électricité et d’eau concernés disposent d’un délai strict de 60 jours pour procéder eux-mêmes au retrait de ces installations. Passé ce délai, avertit le communiqué, le Gouvernement provincial se réserve le droit d’intervenir d’office.
«À l’expiration du délai imparti, la Ville de Kinshasa procédera à l’évacuation des installations concernées, aux frais des opérateurs défaillants, sans préjudice des sanctions administratives, civiles ou pénales prévues par les textes législatifs et réglementaires en vigueur», précise le document.
Au-delà de l’aspect opérationnel, l’autorité provinciale rappelle le cadre légal en vigueur. Conformément au communiqué n°SC/0006/GPK/MINITP/PLK/06/2025, toute autorisation d’occupation ou d’exploitation de l’espace public routier urbain relève exclusivement de la compétence du ministère provincial en charge des Infrastructures. Toute autorisation délivrée en dehors de cette procédure est, de facto, déclarée «nulle, non avenue et sans effet juridique».
Cette décision s’inscrit dans la volonté affichée des autorités provinciales de rétablir l’ordre dans la gestion de l’espace public, d’améliorer l’assainissement urbain et de prévenir les risques liés à la dégradation des infrastructures routières et de drainage. À Kinshasa, où les caniveaux jouent un rôle crucial dans l’évacuation des eaux pluviales, leur obstruction par des installations techniques non conformes est régulièrement pointée comme l’une des causes des inondations récurrentes.
Le compte à rebours est désormais enclenché. Les opérateurs sont appelés à se conformer sans délai à ces mesures, sous peine de s’exposer à des interventions coercitives et à de lourdes conséquences financières et juridiques.
Jérémie ASOKO