Dernière minute
Société
La décision est tombée comme un couperet. À Kinshasa, les autorités congolaises ont ordonné la fermeture immédiate de l'usine Revin SARL, implantée à Limete, après la découverte d'une substance pharmaceutique interdite dans une boisson largement consommée dans la capitale, apprend-on dans un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Kinshasa vit au rythme des spéculations autour du prochain remaniement gouvernemental. Le chef de l'État, Félix Tshisekedi, a déjà confirmé son intention de réajuster son équipe, une annonce qui…
Étranger
Les États-Unis ont remercié Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour la Vision et le Leadership qui propulsent le partenariat de 250 ans vers de nouveaux sommets.
Intervenant lors d’une…
Nation
Dans un univers marqué par la guerre et des crises en cascade, l'évangéliste Colin Nzolantima juge opportun de tirer la sonnette d'alarme pour alerter ses compatriotes de la République…
114 détenus bénéficient d'une libération conditionnelle
* A la prison centrale de Makala, 61 locataires sont désormais libres
Le ministre d'État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a procédé, le lundi 1er décembre, à la libération conditionnelle de 114 détenus en République démocratique du Congo (RDC), dont 61 au Centre pénitentiaire de rééducation de Kinshasa (CPRK). Cette opération fait suite à la signature de l'arrêté du 13 novembre 2025 portant libération conditionnelle.
Selon Guillaume Ngefa, les concernés remplissent tous les critères légaux requis pour bénéficier de cette mesure. Les décisions ont été prises après avis favorable des commissions compétentes et du ministère public, ayant siégé dans 14 établissements pénitentiaires.
"Vous devez savoir qu'en commettant des faits infractionnels, vous pouvez être condamnés pas parce qu'on ne veut pas de vous dans la société mais parce qu'on veut que ce comportement qui trouble l'ordre public puisse être pris en charge et quand on vous enferme l'État veut que vous puissiez vous améliorer, quand vous êtes améliorés au terme de votre emprisonnement, que vous puissiez être réinsérés et puissiez réintégrer la société. Nous voulons que vous puissiez être de bons et loyaux citoyens ", a-t-il indiqué lors de son allocution à la prison centrale de Makala.
Le Garde des Sceaux a mis en garde les bénéficiaires de cette mesure en cas de récidive en les invitant à bien s'intégrer dans la société.
" Ça veut dire que votre peine est toujours là, jusqu'à ce qu'on voie que votre comportement a réellement changé. Si vous récidivez en vous comportant très mal vous serez arrêtés, jugés et la peine va être encore plus lourde. On s'est assuré aussi que ceux qui sortent, n'ont pas pris le nom de quelqu'un d'autre, aucune famille n'a pas déboursé des moyens financiers pour la libération conditionnelle. Nous nous sommes assurés aussi que les Kuluna condamnés en lien avec les meurtres ne soient pas libérés. Les critères de sélection sont très rigoureux, vous réintégrez la société, soyez des exemples ", a-t-il fait savoir.
À en croire le Directeur de la Prison centrale de Makala, ces libérations ne sont pas le fruit du hasard. Elles répondent à des critères légaux précis : l'analyse minutieuse des cartes de peine (temps d'incarcération déjà effectué); l'évaluation du comportement exemplaire du détenu.
Cette première vague de libérations pose les jalons de la nouvelle politique pénitentiaire du Gouvernement, axée sur l'humanisation des conditions carcérales et le respect des droits humains.
La démarche du ministre de la Justice et Garde des Sceaux intervient après la publication d'un nouveau rapport de la Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP) dénonçant les mauvaises conditions de détention dans la maison carcérale de Makala et celle de Ndolo, à Kinshasa. Dans un rapport publié le 19 novembre dernier, le Coordonnateur de cette organisation, Emmanuel Cole, affirme avoir répertorié au moins 11. 404 détenus, alors que la capacité d'accueil n'est que de 1.500 pensionnaires.
Gloire BATOMENE