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Hommages à José Nawej , Rocco Nkanga : « Il savait booster les talents »
José Nawej, c’est de lui qu’il s’agit. C’est bien lui l’homme aux éditoriaux inédits, interpellateurs, plein de leçons, d’instruction, un véritable masterclass quotidien qui nous permettait à tous d’avoir un autre regard sur l’actualité politique du pays.
Le départ brusque de ce grand homme de culture a étonné le monde journalistique congolais. Arme à la main, il est parti alors qu’on attendant encore beaucoup de ses analyses en ce moment crucial de l’histoire politique de notre pays. Parfois, l’Eternel nous surprend en ne prenant que le meilleur d’entre nous.
Je me rappelle de mes premiers jours au quotidien Forum des As. Pendant que je m’exerçais à faire mes premiers papiers, il m’a appelé dans son bureau et m’a soufflé quelques mots à l’oreille : « Tu es meilleur que la plupart des professionnels ici. » Personnellement, je ne pouvais pas croire à ces allégations parce qu’étant débutant, je ne me voyais pas meilleur que des confrères qui avaient plus de dix ans de carrière. Mais, cela a sûrement boosté mes talents et m’a permis de croire en ma personne.
Hormis son côté très professionnel, il a été également comme un deuxième père pour moi, après la mort de mon père biologique. Il m’a toujours soutenu dans ma carrière professionnelle et m’a ouvert beaucoup de portes de succès. Aujourd’hui, je me retrouve en Chine comme rédacteur en chef à CGTN Français. C’est en partie grâce à lui. J’excelle partout où je passe grâce à la formation que j’ai bénéficié à ses cotes. Je peux tout oublier, sauf ça. Son humilité, son management… nous a toujours servi de vade-mecum.
On avait encore besoin de toi, José Nawej. Je t’appelais toujours DP, cher éditeur. A 59 ans, tu avais encore de beaux jours devant toi. Qu’est-ce qui t’est arrivé pour nous quitter si tôt. Hélas ! Seul l’Eternel garde la réponse dans son plus profond secret.
J’ai été abasourdi en apprenant la nouvelle de ta mort, alors que je voyageais vers l’est de la Chine, à bord d’un train… J’ai poussé un grand cri et fondu en larmes au milieu d’une centaine de Chinois dans la voiture où je me trouvais. Mais, personne ne pouvait comprendre ma douleur. Repose en paix grand Chef. Je sais que le bon Dieu s’occupera de la veuve que tu as laissée ainsi que de tes enfants. Paix éternel à ton âme, cher Editeur. Nous t’aimons à jamais.
Rocco Nkanga, rédacteur en chef à CGTN Français