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Hommages à José Nawej, Dina Buhake: « Grâce à la dynamique que tu as impulsée, Forum des As s’est fait un nom au-delà des frontières nationales »
José Nawej, la nouvelle annonçant ton décès avait attristé plus d’une personne de différente catégorie et plus particulièrement, la famille journalistique, même au-dela des frontières. Depuis, des hommages viennent de partout, même des personnes qui ne te connaissaient pas physiquement, mais à travers tes écrits. C’est vraiment une preuve que tu n’es pas passé incognito sur cette terre, surtout dans le monde des médias. Personnellement, j’étais plus que bouleversée. Je n’ai pas eu la force de te rendre hommage dans l’immédiat.
Et, c’est plus d’une semaine après que je réalise que tu n’es plus de nous. Vite, du haut de la rédaction du journal Forum des As où je me trouve, j’ai décidé de te rendre ce dernier hommage à travers ces écrits. Car, en pareil cas, tu nous disais toujours qu’un journaliste pleure en écrivant.
Je suis très heureuse d’avoir travaillé avec toi au journal Forum des As pendant plus de 20 ans. En tant que journaliste de la presse écrite et de surcroit, de Forum des As, je te dois ma carrière dans la presse écrite. Car, Forum des As étant toute une école. Tu as été mon maître, pour ne pas dire un modèle pour moi. Un bon journaliste, tu l’étais. Un bon manager, tu l’étais. Un bon chef, tu l’étais. Un ami, tu l’étais. Un frère, tu l’étais aussi. Tu étais également un homme de cœur, car tu savais écouter et prodiguer des conseils à nous tes collaborateurs. Au-delà de toutes les qualités qui te caractérisaient, je salue ton esprit managérial.
Il y a une dizaine d’années, le journal a connu d’énormes difficultés. On ne savait plus quelle était sa périodicité. Je me souviens encore, comme si c’était hier. Comme une ritournelle, les journalistes lui posaient une question à chaque parution d’une édition. «DP : le journal va encore sortir quand ?». Cette question valait son pesant d’or, parce que les finances du journal étaient au rouge.
Mais grâce à ton dynamisme, ta détermination, à ta dextérité et à ton esprit managérial, nous sommes passés de l’improviste au Tri-hebdo. Tu as continué à faire parler ton intelligence, ta sagesse, ton carnet d’adresses. Tu as encore donné un coup de pousse. Du tri-hebdo, Forum va redevenir quotidien, périodicité que tu as gardé jalousement jusqu’à ton départ.
Grâce à toi et à la force que tu as su imprimer au journal, Forum des As s’est fait un nom même au-delà des frontières. Personnellement, je me suis fait un nom sur l’échiquier international, surtout africain.
J’ai toujours été fière de me présenter comme journaliste de Forum des As. Pourquoi ne pas te rendre ce témoignage, car je dois ma carrière journalistique à cette œuvre grandiose qu’est Forum des As.
Que dire de toi, José Nawej sur le plan humain. Tu avais l’art de cultiver l’amitié et la bonne humeur avec tes collaborateurs. Tu aimais être tutoyé, comme je le fais à travers cet hommage. Tout en étant devenu éditeur, nous t’appelions toujours «DP», sans que cela ne te gène.
Nous franchissions ton bureau sans protocole, pour ne pas dire, sans frapper à la porte. Notre salle de rédaction était aussi ton bureau. Tu venais à nos côtés t’asseoir pour corriger les morasses. Et la chronique «rédactionnelle» faisait son chemin. La bonne humeur s’installait.
Tu as inculqué en nous, journalistes de Forum des As, un esprit de groupe. On travaillait dans une ambiance familiale, et nous te rendions le respect dû à un chef. Tu rendais joyeux et uniques tous ces moments stressants dus à notre métier. Comment les oublier personnellement, alors qu’ils font partie intégrante de plus de 20 ans de ma carrière journalistique à Forum des As?
Tu étais d’une grande intelligence. Qui peut oublier tes articles et tes éditos rédigés avec finesse et qui donnaient toujours l’envie de poursuivre la lecture? Qui peut oublier ton style et tes analyses approfondies sur des questions ayant trait aux différents domaines? Ta connaissance de la politique étrangère faisait de toi un grand journaliste et un homme cultivé. Malgré la présence des réseaux sociaux, tu avais toujours un livre entre tes mains. Le goût de la lecture et de la culture habitaient en toi.
José Nawej, tu es parti oui, mais tu survivras dans les annales de l’histoire à travers tes publications et ton nom restera à jamais. Oui, tu vas beaucoup nous manquer. Comme disait Napoléon Bonaparte, «un homme qui meurt après avoir planté un arbre fruitier n’a pas vécu inutilement». Tes milliers d’articles, doublés de tes éditos écrits à ton style unique, sont autant d’arbres dont les fruits resteront à jamais. Que ton âme repose en paix. Dina BUHAKE TSHIONZA/Journaliste Forum des As