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Haute Cour militaire : François Beya acquitté après trois ans de procédures
Kinshasa a vécu, hier jeudi 21 août, l’épilogue d’un procès qui avait tenu en haleine le monde politique et sécuritaire congolais. La Haute Cour militaire a rendu son arrêt dans l’affaire dite du complot contre le président Félix Tshisekedi, une affaire où figurait en première ligne François Beya Kasonga, ancien conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité. Cette information émane des sources concordantes.
Après trois années de procédures et de débats nourris, la juridiction militaire a décidé d’acquitter François Beya de toutes les charges retenues contre lui. À ses côtés, son assistant Guy Vanda Nowa Biama et le colonel Kalenga Kalenga Pierre ont également été blanchis. Le tribunal a estimé qu’aucune preuve suffisante n’établissait leur implication dans le présumé complot, ni dans les autres infractions qui leur étaient imputées.
Toutefois, la Cour n’a pas été clémente avec tous les prévenus. Le colonel Christian Cikapa Tite Mokili et la commissaire supérieure principale Lili Thambwe Mauwa ont été reconnus coupables de «violation de consigne». Condamnés à 17 mois de servitude pénale, ils n’auront cependant pas à retourner en prison, leur peine ayant déjà été purgée en détention préventive.
Carrière sur plusieurs décennies depuis mobutu
Le ministère public, qui avait requis, début août, une peine d’un an de prison ferme dont six mois avec sursis contre François Beya, avait invoqué l’âge et l’état de santé du principal prévenu pour justifier des circonstances atténuantes. Mais la défense, portée par Me Jeanot Bukoko, avait plaidé l’acquittement, arguant que le dossier reposait sur des accusations fragiles et dénuées de preuves matérielles.
Arrêté le 5 février 2022, François Beya avait été incarcéré durant sept mois avant d’obtenir une remise en liberté provisoire pour raisons médicales. En août de la même année, il s’était envolé vers la France pour y recevoir des soins et n’est jamais revenu depuis. Aujourd’hui âgé de 69 ans, celui que l’on surnommait «Monsieur Sécurité» reste une figure incontournable du renseignement congolais. Sa carrière s’est étendue sur plusieurs décennies, au service de Mobutu, de Kabila père et fils, puis de Félix Tshisekedi avant sa disgrâce brutale.
Ézéchiel Monteirious MONTEIRO