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Haut-Katanga : Des journalistes des radios communautaires formés sur les fake news, la gestion des rumeurs
Une dizaine de journalistes (dont 10 de Kolwezi et 1 de la commune rurale de Fungurume) ont été formés pour lutter contre les fake news, la gestion de rumeurs et la manipulation politique dans des médias au cours d’une session de renforcement des capacités de trois jours (du 23 au 25 novembre dernier). Il s’agit d’une 2ème session qui s’est tenue au Centre d’accueil Makulata.
Au cours de cette formation, les professionnels des médias ont eu à maîtriser certains concepts en s’y familiarisant tels que la désinformation, la mal information et tant d’autres concepts ayant fait l’objet de ce renforcement des capacités.
» Cette formation nous a permis de découvrir différents sujets, par exemple, la manipulation politique. Combien elle est utilisée surtout par les politiques, chez différentes personnalités sur le plan psychologique. Chose que nous ne connaissions pas auparavant et nous pensions que c’était une façon de militer, alors que les politiques utilisent un groupe d’individus à leurs fins personnelles « , a témoigné Gloire Malesu, journaliste de la radio communautaire Libre, l’une des participantes.
Et au sujet de cette formation plus que d’actualité, le formateur, Karl Nawezi donne plus de précisions.
LES JOURNALISTES PEUVENT PARTICIPER A LA PACIFICATION
» Nous pensons que si on accepte que les rumeurs, la désinformation continuent à circuler, il faut circuler aussi les préjugés, mais aussi les stéréotypes, les conflits s’aggravent dans les relations entre les communautés. C’est pourquoi nous voulons que les journalistes soient au courant de ces points de vue et puissent travailler de sorte que ces choses ne passent plus dans les médias ainsi que dans la profession. J’en suis convaincu parce que les médias participent aussi du contexte dans lequel ils évoluent. Ils ne sont pas neutres, ils travaillent dans un contexte précis et peuvent influer les personnes qui sont dans ce contexte. Et donc nous pensons qu’en travaillant, en respectant ce qu’on appelle la course de sensibilité au conflit, les journalistes peuvent participer à la pacification, au rétablissement de la paix et à la bonne cohésion entre communautés « , a souligné Karl Nawezi.
Organisée par Pole Institute interculturel dans la région des Grands Lacs et financée par l’Union européenne, cette 2ème session de renforcement des capacités des journalistes des radios communautaires s’est aussi appesantie sur un atelier d’analyse de contexte des conflits tel que vu lors de la 1ère formation, il y a 2 semaines, d’élaboration d’un plan d’action et la mise en place de réseaux de fact-checking rappelant que cette formation rentre toujours dans le cadre du projet d’éducation civique et de résolution des conflits dans le Haut Katanga et le Lualaba. Kléber KUNGU